À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai 2026, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), sous-section d’Aru, Watsa et Faradje, a réaffirmé son engagement en faveur d’une information libre, indépendante et responsable, dans un environnement marqué par de fortes contraintes sécuritaires.
Organisée dans la commune rurale d’Aru, cette commémoration a rassemblé autorités politico-administratives, professionnels des médias et acteurs de la société civile autour d’une même préoccupation : les conditions d’exercice du journalisme dans une région placée sous état de siège depuis mai 2021.
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Dans son intervention, le président de l’UNPC sous-section d’Aru, Etsoni Ondoa Isaac, a dressé un tableau sans complaisance des réalités du terrain. Il a évoqué une recrudescence des atteintes à la liberté de la presse, caractérisées notamment par des menaces, des arrestations arbitraires, des agressions physiques et diverses formes d’intimidation.
« Même lors d’événements officiels, les professionnels des médias ne sont pas toujours à l’abri », a-t-il souligné.
Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte sécuritaire volatile où les journalistes doivent composer avec les violences armées, les restrictions de mouvement et un accès limité aux sources d’information. Une situation qui favorise également l’autocensure, plusieurs reporters hésitant à traiter certains sujets sensibles par crainte de représailles.
De son côté, l’administrateur adjoint du territoire d’Aru, le colonel Robert Mande Bwemba, qui a officiellement lancé les activités, a insisté sur la nécessité d’un équilibre entre impératifs sécuritaires et respect des libertés fondamentales. Il a appelé les autorités à garantir la sécurité des journalistes et à faciliter l’accès à l’information, tout en exhortant les professionnels des médias à respecter les règles d’éthique et de déontologie.
« Les autorités publiques doivent garantir la sécurité des journalistes, lutter contre l’impunité et assurer l’accès à l’information. Les journalistes, quant à eux, doivent privilégier une information vérifiée et responsable », a-t-il déclaré.
Au-delà des discours, cette journée a également permis d’aborder des thématiques spécifiques, notamment la liberté de la presse dans le contexte minier, les défis juridiques liés à l’exercice du journalisme, ainsi que les perspectives d’amélioration du cadre de travail des médias dans les zones affectées par les conflits.
La célébration s’est clôturée dans une ambiance plus conviviale avec un match de gala ayant opposé le FC Médias Aru au FC Presse Watsa, remporté par l’équipe d’Aru sur le score de 3 buts à 1.
Dans une province où l’information reste un enjeu stratégique, les journalistes d’Aru et de Watsa rappellent que la liberté de la presse ne peut être effective sans garanties concrètes de sécurité et sans volonté politique de protéger ceux qui informent.
Rédaction

