Archives

    L’Université de Kisangani (UNIKIS) a dévoilé les premiers résultats de la mise en œuvre de son logiciel de détection du plagiat. Selon le Recteur de l’université, plus de 46 des 50 premiers travaux académiques soumis au contrôle n’ont pas satisfait aux exigences, certains affichant des taux de similitude de 60 %, 70 % et même 80 %.

    Ces chiffres ont été communiqués vendredi 24 juillet lors d’une rencontre entre le Recteur et les apprenants du troisième cycle (DEA, DES et Doctorat), consacrée à la gestion académique et aux nouvelles exigences en matière de qualité scientifique.

    A lire aussi : 39 médecins de l’Université de Kisangani prêtent le serment d’Hippocrate

    Le Recteur a expliqué que l’instauration du logiciel anti-plagiat répond aux orientations visant à renforcer la crédibilité des travaux de recherche et la valeur des diplômes délivrés par l’Université de Kisangani.

    L’administration universitaire a fixé trois seuils d’évaluation, a appris buniaactualite.cd
    – moins de 25 % de similitude : travail validé ;
    – entre 25 % et 40 % : corrections obligatoires avant validation ;
    – au-delà de 40 % : travail rejeté et à reprendre.

    Face au nombre important de mémoires déjà engagés dans le processus de soutenance, l’université a toutefois adopté des dispositions transitoires. Les candidats au DEA et au DES pourront poursuivre leurs soutenances, mais les résultats du contrôle anti-plagiat resteront confidentiels et ne seront pas communiqués aux membres des jurys.

    En revanche, les candidats dont les travaux dépassent le seuil autorisé devront signer un acte d’engagement les obligeant à corriger leur mémoire conformément aux exigences du logiciel. Aucun diplôme ne sera délivré tant que la version corrigée n’aura pas été déclarée conforme.

    Pour les thèses de doctorat, la procédure sera encore plus stricte. Le Recteur a précisé qu’aucun manuscrit ne sera désormais réceptionné par une faculté sans un quitus préalable du Secrétariat général à la Recherche, attestant de la conformité du document au contrôle anti-plagiat.

    Au cours de la même rencontre, le Recteur a indiqué que plus de 350 dossiers de candidatures aux soutenances sont actuellement en cours de traitement. Il a attribué les retards observés à la complexité des procédures administratives, à la constitution des jurys et aux exigences académiques.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!