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    Ram’s Malikidongo, un défenseur des droits de l’homme (DDH) de l’ONG Conversation pour le Respect des Droits Humains (CRDH), vit dans la clandestinité depuis le 5 août 2025. Il fait l’objet de menaces de mort de la part d’un groupe armé Maï-Maï, l’Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC), releve une alerte parvenue à buniaactualite.cd ce samedi 09 août 2025. 

    Ces menaces font suite à la publication par la CRDH de rapports dénonçant des violations des droits de l’homme commises par ce groupe dans le groupement de Bakaeku, situé dans la chefferie des Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa. Des menaces directes et un contexte de violence.

    Le groupe armé UPLC, dirigé par un certain « colonel » autoproclamé du nom d’Angelus, a proféré des menaces directes et graves à l’encontre de M. Malikidongo. Ces menaces ont commencé après que la CRDH a dénoncé l’arrestation arbitraire de 12 jeunes hommes le 30 juillet 2025. Le groupe armé avait exigé une rançon de 500 000 francs congolais pour la libération de chacun d’eux, une pratique que l’ONG a publiquement condamnée.

    Dans des messages qu’il continue de recevoir, explique cette même alerte, M. Malikidongo est explicitement menacé : « nous connaissons déjà chez toi et ton bureau de Biakato, nous allons te tuer, si tu penses être plus fort détrompes toi. Nous avons déjà fait fermer des bouches de plusieurs hommes forts que toi… ». Le groupe armé se vante également d’avoir déjà opéré dans d’autres localités du Nord-Kivu telles que Mangurijipa, Kalunguta, Mabuku, Butuhe et Kantine.

    Un groupe armé lié à d’autres milices. Le mouvement Maï-Maï UPLC, qui serait dirigé par un chef rebelle nommé Mayani, est connu pour semer la peur et la désolation dans toutes les zones qu’il occupe. Selon la CRDH, cette milice est souvent soupçonnée d’être en collusion avec les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF-NALU) opérant dans le Nord-Kivu.

    La CRDH de Mambasa, représentée par son chef d’antenne adjoint, Maître John Vuleveryo Musombolwa, a lancé un appel aux autorités compétentes. L’ONG demande à ce que la « protection des défenseurs des droits de l’homme soit garantie sur l’ensemble du territoire de Mambasa ». Elle exige également le rétablissement de l’autorité de l’État dans le groupement de Bakaeku afin de mettre fin aux exactions de ce groupe armé et de garantir la sécurité des populations locales.

    Rédaction

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