À Kisangani, la nouvelle s’est répandue rapidement dans les milieux journalistiques et au-delà. Le journaliste Serge Sindani a passé sa première nuit en détention à l’Agence nationale de renseignements (ANR) dans la nuit du mardi au mercredi 4 mars 2026.
Directeur général du média en ligne Kis24, il a été interpellé mardi dans les bureaux du Fonds de réparation des indemnisations des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Selon ses proches et ses collègues, des hommes se présentant comme des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ont fait irruption dans les locaux avant de procéder à son arrestation. Toujours d’après ces mêmes sources, le journaliste a ensuite été conduit vers une destination inconnue à bord d’un véhicule de type Terios aux vitres teintées.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur les motifs de cette détention.
Son média, Kis24, affirme qu’il est privé de tout contact extérieur. « Il est privé de tous ses droits : aucun membre de sa famille, aucun confrère journaliste, ni avocat n’a accès à lui, et personne n’est autorisée à lui apporter à manger », rapporte la rédaction, qui se dit profondément préoccupée par la situation.
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Dans un message rendu public, Kis24.INFO exprime sa vive inquiétude et exige « le respect immédiat » des droits fondamentaux de son directeur ainsi qu’une « clarification sans délais » sur les raisons de son interpellation.
En l’absence d’explications officielles, l’affaire suscite interrogations et inquiétudes au sein de la communauté journalistique locale. Pour l’heure, les circonstances exactes et les motivations de cette détention restent inconnues.
Rédaction

