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    Une vive tension est observée depuis la matinée de ce vendredi 29 mai à PK17, à l’entrée de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo. À la base de cette situation, le meurtre d’un jeune homme attribué à un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la nuit du jeudi 28 mai.

    Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par buniaactualite.cd, le drame serait survenu après une altercation entre la victime et une jeune femme du quartier. La tension entre les deux personnes aurait persisté durant toute la journée de jeudi avant que la femme ne fasse appel à son concubin militaire dans la soirée.

    D’après des témoins, le militaire aurait ouvert le feu sur le jeune homme aux environs de 21 heures, sans autre forme de procès. Les coups de feu ont immédiatement alerté les habitants de cette partie et provoqué une vive colère parmi les jeunes du milieu.

    En réaction, des jeunes en colère ont incendié la maison de la jeune femme présentée comme la compagne du militaire. Plusieurs dégâts matériels ont été signalés, notamment des motos et d’autres biens de valeur consumés par les flammes. La femme et certains membres de sa famille auraient réussi à prendre la fuite avant l’incendie.

    Toujours selon des sources locales, le corps de la victime aurait été récupéré durant la nuit par des militaires, ce qui alimente davantage la colère des habitants.

    Depuis les premières heures de ce vendredi, la circulation est fortement perturbée sur la Route nationale numéro 4 (RN4). Des barricades composées de pierres et de pneus en feu ont été érigées entre PK17 et PK18, empêchant le passage des véhicules et des motos.

    Des files d’attente importantes se sont progressivement formées de part et d’autre de l’axe routier reliant Kisangani aux territoires voisins. Jusqu’en début de matinée, aucune solution n’avait encore été trouvée pour rétablir la circulation.

    « À l’époque de Mobutu, aucun militaire ne pouvait tirer même une arme sans autorisation, mais ces derniers temps, les militaires tirent comme ils veulent », regrette un habitant rencontré sur place.

    « Qu’ils viennent seulement tous nous tuer ici », lance un jeune manifestant sous le coup de la colère.

    La situation demeure tendue dans cette partie de l’entrée de ville, tandis que les habitants attendent une réaction officielle des autorités civiles et militaires.

    Rédaction

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