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    Le lac Albert, autrefois considéré comme l’un des lacs les plus poissonneux au monde, voit aujourd’hui sa capacité de production diminuer progressivement à cause de la surexploitation.

    Face à cette situation préoccupante, Charles Besisa, chef du bureau de pêche et élevage du territoire d’Irumu, annonce pour l’année 2026 un projet de transition vers l’aquaculture communautaire, accompagné de la modernisation des chaînes de valeur, afin de renforcer durablement le secteur de la pêche et de l’élevage dans la partie sud du lac.

    Lors d’un échange avec la presse locale, Charles Besisa a expliqué que cette initiative vise avant tout à préserver le lac Albert, aujourd’hui fragilisé par une exploitation excessive des ressources halieutiques.

     » Notre stratégie phare repose sur la transition vers l’aquaculture communautaire. L’aquaculture (…) doit être un pilier de la production, permettant au lac de se reposer tout en garantissant un revenu stable » a-t-il déclaré.

    Il a également précisé que la modernisation des chaînes de valeur constitue le second axe majeur de cette démarche.

    Avantages de l’aquaculture communautaire sur le lac

    L’aquaculture, aussi appelée pisciculture, consiste à élever des poissons dans des espaces aménagés, souvent selon un modèle extensif géré collectivement par une communauté locale.

    Cette approche stratégique vise à renforcer l’autonomie des communautés, à augmenter la production locale de poisson face à la pression exercée sur les ressources naturelles, mais aussi à améliorer les revenus des ménages ruraux.

    Dans cette perspective, le bureau de pêche et élevage du territoire d’Irumu sollicite un appui financier pour concrétiser ce projet, notamment à travers la construction d’un centre de débarquement et l’équipement des chambres froides destinées à la conservation des poissons du lac Albert.

    Dorcas Faya

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