L’épidémie d’Ebola continue de progresser rapidement en République démocratique du Congo. Face à l’ampleur de la situation, l’ONU hausse le ton et appelle à renforcer immédiatement la riposte.
Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a lancé l’alerte ce vendredi 14 août, à l’issue d’une réunion d’urgence du Comité permanent interorganisations (IASC).
Selon lui, l’épidémie a déjà fait plus de 2 000 morts. Dans un message publié sur X, le responsable humanitaire de l’ONU estime même que la situation évolue à un rythme sans précédent et affirme qu’« toutes les 30 minutes, une personne est tuée ».
Pour Tom Fletcher, il est désormais urgent d’empêcher le virus de dépasser les capacités de la réponse humanitaire. Il rappelle que des progrès ont été enregistrés depuis le renforcement de l’aide humanitaire collective lancé début juin, mais juge nécessaire d’aller beaucoup plus loin.
L’ONU prévoit notamment de tripler les capacités de traitement des malades, de doubler les équipes chargées des enterrements sûrs et dignes et d’améliorer le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Vingt personnels supplémentaires doivent également être déployés sur le terrain afin de renforcer les équipes déjà engagées dans la réponse.
Sur le plan financier, Tom Fletcher annonce une nouvelle enveloppe de 30,5 millions de dollars provenant du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies, le CERF. Ce financement vient s’ajouter aux 24 millions de dollars déjà mobilisés pour la République démocratique du Congo et quatre pays voisins touchés par les risques liés à l’épidémie.
Le responsable humanitaire insiste également sur des besoins qui dépassent la seule prise en charge médicale. L’accès à l’eau, à l’hygiène, aux soins de santé et aux autres services essentiels doit, selon lui, être renforcé dans les zones affectées.
Alors que plus de 2 000 personnes ont déjà perdu la vie, Tom Fletcher appelle la communauté internationale à se mobiliser davantage et rapidement. Pour l’ONU, l’objectif est désormais clair : renforcer la réponse avant que la progression du virus ne rende la situation encore plus difficile à maîtriser.
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