La nuit du 15 au 16 avril 2026 restera gravée comme un cauchemar pour les habitants d’Ekuta, village situé dans la chefferie de Babila Babombi, au sud de Mambasa. Localisé à plus de 180 kilomètres au sud-ouest de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, le village a été la cible d’une violente incursion.
Des hommes armés, dont l’identité reste inconnue, ont surgi dans la localité. Sur place, ils ont emporté de nombreux biens appartenant aux civils et enlevé plusieurs personnes. L’APEDEF, association des enfants et femmes vulnérables, coordination de Mambasa, dénonce un acte de violation grave des droits humains: cinq femmes ont été violées, dont une mineure âgée de 15 ans.
« […] Par la même occasion, les malfrats, avant de fuir, ont violé 5 femmes parmi elles une jeune fille de 15 ans qui a été victime de cet acte inhumain et plusieurs personnes prises en otage par les assaillants », a laissé entendre Rams Malikidogo, répondant de cette structure de défense des droits humains ce vendredi 17 avril 2026.
Pour Rams Malikidogo, les autorités militaires doivent prendre leurs responsabilités et traquer l’ensemble des groupes armés, qu’ils soient locaux ou étrangers, actifs en Ituri et au Nord-Kivu. Selon lui, le gouvernement congolais paraît concentrer ses efforts sur le phénomène AFC/M23, au détriment des autres mouvements subversifs qui continuent de sévir.
Il faut rappeler que depuis plusieurs mois, des membres des forces vives de cette zone de l’Ituri tirent la sonnette d’alarme sur la formation d’un groupe armé local. Pourtant, aucune opération militaire n’a été menée pour neutraliser cette menace en gestation. En novembre 2025, ce mouvement Mai-Mai, qui se présente comme Wazalendo, avait déjà procédé au recrutement forcé d’enfants en âge scolaire.
Nickson Manzekele

