Depuis le 14 avril, plus de 18 000 habitants de Nioka sont confrontés à un accès limité aux soins de santé, à la suite de la suspension partielle des activités au centre hospitalier local. Cette situation est détaillée dans le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), couvrant la période du 1er au 30 avril 2025.
Bien que les autorités locales assurent que les activités n’ont pas été totalement arrêtées, un service minimum reste en place. Toutefois, ce service s’effectue sans la présence d’un médecin.
Selon OCHA, la majorité du personnel soignant a fui vers Rimba, dans la zone de santé de Ngote, après qu’un membre de l’équipe a échappé à une tentative d’enlèvement perpétrée par un groupe armé dans la nuit du 13 au 14 avril.
Dans le territoire de Mahagi, le 14 mars 2025, le Directeur de Nursing du centre de santé de Nioka avait été enlevé par des membres présumés de la milice CODECO. II avait été libéré le lendemain suite à des efforts conjoints des autorités locales et des partenaires.
Dans un communiqué de presse publié ce mardi 15 avril 2025, la Caritas Développement Mahagi-Nioka avait exprimé sa vive inquiétude face à la recrudescence des menaces sécuritaires visant le personnel du Centre de Santé de Référence de Nioka, situé dans la Zone de santé de Kambala, en territoire de Mahagi.
Verite Johnson

