Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, est rentré à Uvira après le retrait forcé des combattants de l’AFC/M23, un mouvement armé appuyé par le Rwanda, selon les autorités congolaises. Cette évolution intervient après plusieurs jours de pressions diplomatiques exercées par la communauté internationale.
S’exprimant devant la population, le gouverneur a affirmé agir sur instruction directe du chef de l’État. « Le président de la République m’a demandé d’annoncer à la population que nous allons nous battre pour récupérer bientôt Kamanyola, Bukavu, Goma, Bunagana et toutes les zones encore occupées », a déclaré Jean-Jacques Purusi.
A lire aussi : Bilan de l’occupation d’Uvira par le M23-AFC et l’armée rwandaise : 1.500 civils tués, 300 mille déplacés…
Le gouverneur a appelé les habitants d’Uvira et du Sud-Kivu à la vigilance et à l’unité face à ce qu’il a qualifié de tentatives de manipulation. « Il ne faut pas tomber dans le piège des ennemis. Il faut vivre dans la cohésion et ne pas céder aux provocations », a-t-il insisté.
Jean-Jacques Purusi a également tenu à souligner l’importance de la cohabitation pacifique entre les communautés locales. Il a rappelé que les Banyamulenge, comme toutes les autres tribus de la province, « sont des frères », appelant à rejeter les discours de division dans un contexte sécuritaire encore fragile.
Le retrait de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira avait été annoncé il y a quelques jours par le mouvement lui-même, dans un climat de fortes pressions diplomatiques régionales et internationales. Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir militairement ce groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo, des accusations rejetées par le Rwanda.
Malgré ce retrait, la situation sécuritaire demeure tendue dans plusieurs zones du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, où les autorités congolaises réaffirment leur volonté de restaurer l’autorité de l’État et de reprendre le contrôle des territoires occupés.
Rédaction

