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    Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu a révélé un bilan particulièrement lourd après les violences survenues le 9 décembre 2025 dans la ville d’Uvira et plusieurs localités du territoire de Fizi et de la plaine de la Ruzizi, dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Le communiqué officiel publié le 10 décembre et parvenu à Buniaactualite.cd ce 11 décembre, dresse un tableau alarmant. Il est marqué par un nombre élevé de victimes civiles et un déplacement massif de populations.

    À la suite d’une tournée d’inspection effectuée le 7 décembre par le Gouverneur du Sud-Kivu, le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, dans les centres de santé et hôpitaux d’Uvira, les autorités ont confirmé la mort de plus de 413 civils.

    Les victimes ont été recensées dans plusieurs localités, dont Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba et Uvira.

    Le gouvernement provincial affirme que les décès sont liés à l’usage d’armes à feu, de grenades et d’explosifs. Parmi les personnes tuées figurent de nombreuses femmes, des enfants et des jeunes.

    Les autorités parlent d’une « intention manifeste de carnage » visant notamment des familles identifiées comme proches de groupes de résistance locale. Mais ce bilan pourrait être très lourd.

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    Le communiqué fait également état d’un déplacement massif de plus de 200 000 personnes. Ces familles ont quitté la ville d’Uvira dans l’urgence, souvent sans accès à une aide humanitaire suffisante.

    Selon le gouvernement provincial, les conditions dans lesquelles ces populations se déplacent sont particulièrement précaires, aggravant une situation humanitaire déjà critique dans la région.

    Les autorités préviennent que l’ampleur du bilan humain pourrait continuer à s’alourdir, les structures sanitaires locales étant débordées et une partie des zones touchées demeurant difficiles d’accès.

    L’exécutif provincial alerte également sur la menace persistante de nouvelles violences. Cette alerte souligne la nécessité d’une « intervention rapide » pour « éviter une détérioration supplémentaire de la situation ».

    Rédaction

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