Lors d’une sortie médiatique le dimanche 15 février 2026, l’acteur politique Luc Malembe a affirmé que certains agents des services étatiques pourraient être en connivence avec des mouvements insurrectionnels, notamment la Convention pour la Révolution Populaire (CRP).
Sans trop de détails, il a cité un syndicaliste du Programme National de l’Hygiène aux Frontières (PNHF), affecté à l’aéroport Murongo de Bunia.
Le député provincial Isaac Lebisabo, élu de la circonscription d’Irumu, s’est rendu dans des sites stratégiques gérés par le PNHF afin de rencontrer le coordonnateur de ce service et de s’informer sur la gestion de ses agents, le soupçon de collusion n’étant pas nouveau.
À l’issue de cet échange, Isaac Lebisabo a demandé au gouvernement, via le ministère de la Fonction Publique, d’assainir toutes les entreprises de l’État afin de démanteler les réseaux d’infiltrés si les soupçons s’avéraient fondés.
« On ne peut pas travailler avec l’État contre l’État. Nous demandons au ministère de la Fonction Publique d’assainir les services étatiques », a-t-il insisté.
Saisi du dossier, le coordonnateur du PNHF a laissé la justice suivre son cours et a mis en garde tout agent impliqué dans de tels faits, rappelant que cela ternit l’image du service.
« Il s’agit d’un problème individuel. Bien que cet agent fasse partie de notre service, nous laisserons la justice faire son travail. Nous veillerons cependant à ce que toute personne reconnue coupable réponde de ses actes », a déclaré le Dr Théophile Ponde.
Il a ajouté qu’à Kasenyi, sur le littoral du lac Albert, un autre agent a également été cité dans des faits similaires, ce qui justifie l’attention renforcée pour les agents travaillant dans des zones stratégiques à travers la province.
Lydia Tchombe

