Archives

    Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a attribué « sans ambiguïté » au Rwanda et à la rébellion du M23 la responsabilité principale de la mise en danger des civils à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est du pays, selon un communiqué officiel publié jeudi à Kinshasa.

    Cette mise au point intervient en réaction à un récent communiqué de l’ONG Human Rights Watch (HRW) sur la situation sécuritaire dans cette ville stratégique, récemment reprise par les Forces armées de la RDC (FARDC).

    Les autorités congolaises dénoncent une « occupation armée illégale », marquée par des « pillages systématiques » et l’instauration d’un « climat de terreur » avant le retrait des éléments du M23, soutenus selon Kinshasa par l’armée rwandaise (RDF). « Toute tentative d’inversion ou de dilution des responsabilités est contraire aux faits établis », souligne le communiqué gouvernemental.

    Selon l’exécutif congolais, les mouvements de population observés ces dernières semaines à Uvira résultent directement de « pressions et de menaces exercées par le RDF/M23 ». Ces déplacements qualifiés de « contraints » exposent particulièrement les femmes, les enfants et les personnes âgées à des « risques accrus pour leur sécurité et leur dignité ».

    A lire aussi : Bilan de l’occupation d’Uvira par le M23-AFC et l’armée rwandaise : 1.500 civils tués, 300 mille déplacés…

    Le gouvernement rappelle que ces pratiques constituent de graves violations du droit international humanitaire, insistant sur le principe selon lequel « nul citoyen ne peut être contraint à quitter son lieu de résidence ».

    Critiques contre le rapport de Human Rights Watch

    Kinshasa a par ailleurs contesté l’analyse de Human Rights Watch, estimant que le rapport de l’ONG basée à New York propose une lecture « partielle » des violences survenues à Uvira. Selon les autorités, HRW met l’accent sur les risques apparus après le retrait du M23 « sans les inscrire dans la continuité d’une occupation armée illégale ».

    « Il est indispensable de replacer les faits dans leur contexte sécuritaire et juridique global afin d’éviter toute confusion sur les responsabilités », insiste le gouvernement congolais.

    La situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste marquée par des affrontements récurrents entre les FARDC et les groupes armés, sur fond d’accusations persistantes de soutien du Rwanda au M23, accusations que Kigali continue de rejeter.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!