À Washington, ce jeudi 4 décembre, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront reçus à la Maison-Blanche par Donald Trump pour apposer leurs signatures sur un accord de paix présenté comme « historique ».
L’annonce est tombée lundi 1er décembre par la voix de Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche. Selon elle, cette rencontre marquera l’aboutissement d’un travail diplomatique mené depuis la fin du mois de juin, période où les États-Unis ont intensifié leur médiation pour tenter de désamorcer les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali.
Si le contenu précis du document reste pour l’instant sous scellés, l’administration américaine parle déjà d’une « étape majeure » vers la stabilisation de la région des Grands Lacs, meurtrie par des années de méfiance, d’accusations réciproques et de crises sécuritaires à répétition dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le choix de Washington comme cadre de la signature n’est pas anodin : il symbolise la volonté américaine de se poser en arbitre et en garant d’un nouvel élan diplomatique. Pour beaucoup d’observateurs, cette rencontre pourrait constituer un tournant, à condition que les engagements annoncés se traduisent en actes concrets dans la région, sur le terrain, là où se jouent les vraies batailles de confiance.
Entre prudence et optimisme, la communauté internationale attend désormais de voir si le geste posé ce jeudi ouvrira réellement une nouvelle page dans les relations entre Kigali et Kinshasa. Ce qui est certain : les regards seront braqués sur Washington. En attendant les armes n’ont pas cessé dans les Kivu.
Verite Johnson

