Il s’agit d’une véritable scène d’horreur dans l’hôpital Heal Africa se trouvant à Goma, chef-lieu officiel de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, sous occupation de l’armée rwandaise et du M23.
Certains malades, essentiellement des blessés de guerre, ont été emmenés de force par les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise, les privant ainsi de leur droit à recevoir des soins appropriés. Pour ces rebelles, ces blessés sont des militaires de l’armée congolaise blessés lors de l’assaut de l’armée rwandaise sur Goma.
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Cette scène « horrible » et « désolante » s’est déroulée dans la nuit du vendredi 28 février au samedi 1 mars 2025. En faisant irruption dans cet important hôpital de la région, ces hommes armés ont défié toutes les règles de bonne moralité et de la sacralité d’une structure sanitaire, expliquent des sources locales.
Le Personnel soignant et médical ainsi que des patients (malades) ont été traumatisés par cette présence rebelle durant plusieurs heures, expliquent des témoins à la radio onusienne. Des coups de feu, l’intimidation des malades et du corps soignant,… L’ambiance était à la fois déstabilisante et inhumaine.
Jusque-là, personne ne connait la destination exacte des blessés de guerre emmenés par des hommes armés assimilés aux combattants du M23, qui contrôlent Goma depuis déjà plusieurs dizaines de jours.
Depuis son arrivée à Goma, l’armée rwandaise et le M23 multiplient des actes barbares à l’endroit des populations civiles, habitants de Goma.
Après la tuerie d’une vingtaine de jeunes sauvagement assassinés dans une maison en construction, un autre incendie majeur venait à peine d’être documenté. L’incendie volontaire d’un bar dans lequel se trouverait près de 200 personnes.
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Au total, ce sont plus de 8 mille personnes qui sont mortes à Goma, tuées de différentes manières depuis le contrôle de cette ville volcanique par l’armée rwandaise, le mouvement du 23 mars et l’alliance fleuve Congo, a appris buniaactualite.cd des sources gouvernementales.
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