Les chauffeurs de poids lourds ne reprendront pas la route entre Bunia et Fataki avant l’enterrement digne de leurs collègues tués à Pimbo Centre. Ils réclament également des garanties de sécurité et une enquête sur les violences qui ont coûté la vie à quatre personnes, dont trois chauffeurs.
Le trafic sur la route nationale numéro 27 (RN27), sur l’axe Bunia-Fataki, dans le territoire de Djugu, en Ituri, est suspendu à l’initiative des chauffeurs de poids lourds. Cette décision intervient après les violences meurtrières survenues mardi 13 octobre à Pimbo Centre, où quatre personnes ont perdu la vie.
Dans un mémorandum adressé aux autorités ce vendredi 16 octobre, les transporteurs annoncent qu’ils maintiendront leur mouvement jusqu’à l’enterrement digne de leurs collègues tués. À travers cette suspension, ils entendent exprimer leur indignation face à ces pertes humaines et alerter sur les risques auxquels sont exposés les usagers de cet axe routier.
Parmi les quatre victimes figurent trois chauffeurs, dont un ressortissant somalien et un Kényan. L’identité de la quatrième victime n’a pas été précisée dans les informations disponibles.
La sécurité des usagers au cœur des revendications
Au-delà des obsèques de leurs collègues, les chauffeurs posent des exigences précises aux autorités. Ils réclament une sécurisation permanente de la RN27, avec un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité afin de protéger les conducteurs et les autres usagers de la route.
Ils demandent également l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs des tueries et les traduire en justice. À ces revendications s’ajoute la nécessité d’un accompagnement des familles endeuillées, confrontées à la perte de leurs proches.
Dans leur mémorandum, les transporteurs mettent aussi en garde contre toute réaction visant des personnes innocentes. « Aucun incident ne doit justifier les représailles contre les civils innocents », soulignent-ils.
La suspension du trafic sur l’axe Bunia-Fataki constitue un nouveau signal d’alarme sur les préoccupations sécuritaires liées à la circulation dans le territoire de Djugu. Pour les chauffeurs, la reprise des activités ne peut se limiter à l’enterrement des victimes : elle doit aussi s’accompagner de mesures concrètes pour prévenir de nouvelles violences.
Rédaction

