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    En première ligne dans la couverture de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, les journalistes qui se rendent régulièrement dans les zones touchées restent exposés à de nombreux risques. Pourtant, leur protection et leur prise en charge demeurent insuffisantes, selon plusieurs professionnels des médias.

    Journaliste en Ituri, Rachidi Kudra appelle les acteurs de la riposte à mieux prendre en compte la sécurité des professionnels des médias, dont le travail est essentiel dans la sensibilisation des communautés et la diffusion d’informations fiables.

    «Nous, journalistes, notre présence permanente d’abord sur terrain nous expose ; nous partons dans les zones vraiment à haut risque, comme là où on traite les personnes qui sont contaminées par la maladie à virus Ebola, nous sommes sensés être là, sans équipements de protection« , a déclaré Rachidi Kudra à buniaactualité.cd.

    Selon lui, les journalistes jouent un rôle majeur dans la lutte contre la désinformation autour de cette maladie et devraient, à ce titre, bénéficier d’une protection adaptée.

    « Nombreux disaient que la maladie n’existait pas, mais à travers les médias, certains ont commencé à croire à l’existence de cette maladie . Ceci, grâce à nos différents reportages « , a-t-il ajouté.

    Rachidi Kudra regrette également les restrictions auxquelles les journalistes sont confrontés lorsqu’ils cherchent à obtenir des informations auprès des responsables sanitaires sur le terrain.

    « Il y a trop de restrictions. Vous arrivez dans un centre de traitement d’Ebola et vous cherchez à interviewer un directeur soit un médecin chef des zones pour avoir les informations et ils vont te dire qu’on les a interdit de parler« , a-t-il déploré.

    Premier journaliste à s’être rendu à Rwampara et à Mongbwalu pour documenter la situation après les rumeurs faisant état d’un prétendu « cercueil » qui tuait la population, Rachidi Kudra estime que les médias ont contribué à attirer l’attention sur les besoins de la riposte.

    «J’ai fait plusieurs reportages, à ce qui concerne la maladie à virus Ebola depuis le début. J’avais fait un reportage avec le médecin chef directeur qui m’avait livré beaucoup de difficultés et après ce reportage, nous avons vu les partenaires, les ONG arrivé sur le lieu

    Pour lui, les alertes relayées par les journalistes permettent également de déclencher des interventions des autorités.

    «Tout ce que nous avons comme alerte, il y a toujours les interventions des autorités

    À cette occasion, il invite les acteurs de la riposte à soutenir davantage les journalistes engagés dans la couverture de cette crise sanitaire.

    « Nous ne devons pas seulement laisser la riposte aux autorités sanitaires et aux médecins. Cette riposte implique tout le monde. Parmi lesquels : les leaders communautaires et les journalistes

    À travers cet appel, Rachidi Kudra encourage les structures et les organisations engagées dans la riposte contre Ebola à accompagner les journalistes afin de leur permettre d’exercer leur mission dans de meilleures conditions de sécurité.

    Dorcas Faya

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