Notre revue de presse de ce jour débute par cette position du gouvernement congolais sur le conflit foncier opposant l’opérateur économique Banga Nguna David et l’université de Bunia.
Le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire s’est montré trop critique envers l’arrêt rendu par le tribunal de grande instance de l’Ituri en défaveur de l’UNIBU, allant jusqu’à le qualifier «d’inique» écrit lavoixdelituri.net
Ce média renchérit le ministre Nzangi qui craint des conséquences politiques et sécuritaires graves en cas d’exécution de la mesure de déguerpissement forcé des étudiants de cette université pendant cette période de l’état de siège.
Il demande à cet effet au gouverneur militaire de prendre «toutes les dispositions pour permettre à l’UNIBU de continuer à jouir de cette concession».
« Votre mission n’est pas d’auditer la gestion du prédécesseur » titre en manchette buniaactualite.com au chapitre politique qui cite l’ex gouverneur Jean Bamanisa s’adressant à son successeur Luboya N’kashama Johnny.
Ce média qui relate ce qu’elle considère comme une sorte de «guerre ouverte» déclenchée entre les deux hommes, situe le début de la mésentente au mois de décembre dernier lorsque l’actuelle autorité provinciale a demandé à la justice militaire d’ouvrir une enquête sur la gestion du montant de 1 million de dollars contracté par son prédécesseur auprès d’une banque de la place en 2019.
En réaction, Maître Romain Battajon, avocat de M. Bamanisa qui dit agir à son nom, explique que le montant de cette créance avait été sollicité et obtenu après une autorisation expresse de l’autorité budgétaire qui est l’assemblée provinciale de l’Ituri, avant de rappeler au gouverneur militaire le principe de la continuité de l’Etat.
lesvolcansnews.net de son côté signale l’arrestation par l’armée d’un chef d’une milice en gestation dans le région de Komanda en territoire d’Irumu. Ce rebelle dénommé Murara dont le nom de la milice en gestation n’a pas été révélée à la presse serait appréhendé dans le Nord-Kivu et son transfèrement pour Bunia devrait intervenir incessamment afin qu’il réponde de ses actes devant la justice.
Par ailleurs le même lesvolcasnews.net qui s’est rendu sur le terrain dit avoir fait le constat d’une situation sécuritaire plutôt rassurante sur la route Bunia-Katoto-Kparangaza-Lita-Largu dans le territoire de Djugu.
Une « accalmie » règne dans cette zone grâce aux opérations militaires en cours.
Toujours dans ce même territoire de Djugu, l’administrateur militaire invite la population de Bambu à regagner leur milieu écrit buniaactualite.com
Une décision prise par les autorités de l’état de siège qui estiment que la sécurité y est déjà rétablie.
Les déplacés internes ayant fui vers Bunia lors des affrontements l’année dernière entre l’armée et les miliciens de CODECO devraient s’enregistrer dans les sites choisis pour leur retour volontaire à bord des véhicules militaires qui seront mis à leur disposition.
« À ce stade l’Ituri doit respect et considération aux FARDC pour leur sacrifice » écrit à la une iturikwetu.net
A travers cette analyse, le confrère s’inscrit en faux contre ceux qui ne sont là qu’à critiquer l’armée nationale, avant d’appeler à une « reconsidération » des efforts fournis par des hommes des troupes, allant jusqu’au sacrifice suprême, dans leur mission de traquer tous les groupes armés qui sèment l’insécurité depuis des décennies dans cette partie du pays.
« Ils sont aussi victimes de ce que nos frères font contre nous » conclu le média.
Sur un autre registre, lecoqdelest.com s’est rendu à la division provinciale de l’habitat qui annonce sa volonté de mettre en location dès le mois de février, les immeubles du domaine privé de l’Etat dans la ville de Bunia. Ce service déclare avoir enregistré une centaine de maisons de l’Etat dont les occupants illégaux auront le choix soit de plier bagages, soit devenir les locataires payants de l’Etat.
Bouclons notre revue de presse par le territoire d’Aru où la situation humanitaire à la prison centrale est dramatique.
buniaactualite.com qui lance l’alerte révèle que cette maison carcérale compte en son sein, 168 détenus qui sont presque « mourants » suite à la famine et le manque d’une prise en charge médicale, des allégations en moitié reconnues par les responsables de cette prison.
Toujours à Aru dans la chefferie de Zaki, aruinformation.com rapporte un cas insolite du décès d’un enfant de 3 ans ainsi que plusieurs de ses camarades blessés suite aux piqûres d’abeilles.
Les victimes jouaient en dessous d’un arbre dont l’une des branches portaient la ruche de ces insectes.
C’est tout pour la revue de presse locale de ce jour, prochain rendez-vous.
Marcus Jean Loika

