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    Ce nouveau numéro de la revue de presse commence par les opérations militaires en cours en Ituri, au moins 10 miliciens de CODECO ont été tués par l’armée congolaise dans les territoires de Djugu et Mahagi, écrit congorassure.com Ces offensives se sont déroulées entre jeudi et vendredi dans plusieurs localités de ces deux territoires dont notamment Lipri, Fataki, Katanga et Ngote poursuit ce média.

    lavoixdelituri.net qui relaie la même information parle de 6 éléments du groupe d’autodéfense Zaïre arrêté et quelques effets militaires récupérés par les forces loyalistes ainsi que 119 vaches.

    Toujours au chapitre sécuritaire, bunia-info24.com parle de 10 miliciens de CODECO tués par les casques-bleus de la Monusco à Kessali non loin de Drodro dans le territoire de Djugu. Les soldats de la paix ont ouvert le feu sur ces rebelles pour protéger les civils mais aussi permettre l’accès aux humanitaires dans la Zone.

    2 civils tués par des inconnus armés à Wazabo, titre pour sa part buniaactualite.com
    Le drame s’est passé à la limite ouest de la commune rurale de Mungwalu.

    Dans cette même région la montée de l’insécurité serait due à l’exploitation illicite des minerais dont l’or renseigne bunia-info24.com
    Ce média qui cite la société civile locale pointe du doigt la société minière Mungwalu Gold Mining MGM en collaboration avec certaines personnes non habilitées qui profiteraient de la situation. Mungwalu, la capitale aurifère de l’Ituri, vit depuis un moment dans une insécurité grandissante suite à l’activisme des groupes armés dans l’exploitation du métal jaune.

    buniaactualite.com révèle sur un autre registre, l’existence de 30 barrières de tracasserie établies par les FARDC entre Bunia et Mahagi. Selon les confrères qui relaient des témoignages recueillis auprès des usagers de ce tronçon sue la RN27 reliant la RDC à l’Ouganda, sur chacune de ces 30 barricades de fortune, les conducteurs des véhicules et des motos sont obligés de débourser en moyenne une somme de 2.000FC avant de franchir. Une pratique exercée jadis par les miliciens de CODECO avant que l’état de siège vienne les en empêcher, mais tout porte à croire que le rançonnement des passagers a juste changé d’auteurs, passant des miliciens de CODECO aux hommes des troupes de l’armée loyaliste.

    Poursuivons par la localité de Biakato en territoire de Mambasa où 4 personnes ont été interpellées et de sacs de chanvre incinérés par les services de sécurité, indique toujours buniaactualite.com Une façon de lutter contre la dépendance et la délinquance juvénile observées couramment dans la région, ont expliqué les autorités locales.
    Au cours de la même cérémonie, 4 personnes considérées comme propriétaires de ces substances prohibées ont été présentées aux autorités, en attendant la poursuite des enquêtes par la police.

    Terminons par lecoqdelest.com qui est revenu sur le dossier du présumé détournement des fonds par l’ancien gouverneur de province Jean Bamanisa Saidi.
    Ce média a en effet recueilli l’avis du professeur Chober Agenonga, l’un des proches de Bamanisa sur la lettre du gouverneur militaire adressée à l’auditeur militaire supérieur sollicitant l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’utilisation d’une somme de 1 million de dollars de crédit contracté à la banque centrale.
    Pour le professeur Agenonga, cette demande du Lieutenant-General Luboya Nkashama contient de nombreuses incohérences et manque de substance.
    Il justifie sa position par fait que, la correspondance prétend que le montant aurait été détourné tout en reconnaissant en même temps qu’une tranche de 415.000$ a été allouée comme subsides à l’Assemblée provinciale.
    Là où se trouve le paradoxe, poursuit cet enseignant à l’université de Kisangani, la même lettre de Luboya Nkashama reconnaît la ventilation de toutes les dépenses dont 485.000$ pour les travaux routiers et 100.000$ pour les besoins sécuritaires, tout en se plaignant que la banque retient mensuellement un montant de 47.000$ pour apurer la dette.

    A lui d’ajouter que la démarche manque de substance dans la mesure où elle n’apporte ni précision sur la date de la réunion durant laquelle les députés provinciaux auraient affirmé avoir remboursé à la banque la totalité des 6 mois de subsides reçue, ni les preuves de ce remboursement, ni l’identité de la personne morale ou physique auprès de laquelle cette opération s’est déroulée.

    C’est tout pour le journal des journaux parus ce vendredi au chef-lieu de la jeune province, bon week-end à toutes les lectrices et à tous nos lecteurs.

    Marcus Jean Loika

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