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    L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté mercredi 27 mai 2026 la proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum, au terme d’une séance plénière marquée par de fortes tensions politiques.

    Le texte, porté par le député Paul Gaspard Ngondankoy et jugé recevable par la Commission politique, administrative et juridique (PAJ), définit notamment les modalités d’organisation d’un référendum en République démocratique du Congo.

    Selon les éléments présentés en plénière, il confère au président de la République l’exclusivité de la convocation du scrutin référendaire et prévoit la possibilité d’initiatives de modifications constitutionnelles soumises ensuite à l’approbation du Parlement puis au vote populaire.

    Le vote de cette proposition de loi a cependant provoqué une vive réaction de l’opposition politique. Les députés du regroupement Ensemble pour la République ont quitté la salle avant le scrutin pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un risque de contournement de l’article 220 de la Constitution.

    Cet article verrouille notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels ainsi que plusieurs dispositions jugées intangibles par la Constitution congolaise.

    Au cours des débats, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a indiqué avoir « pris acte » du retrait des députés de l’opposition intervenu pendant les discussions autour du texte.

    Dans la foulée, plusieurs figures de l’opposition ont annoncé une journée dite de « ville morte » prévue le 3 juin prochain à Kinshasa afin de protester contre ce qu’elles qualifient de « violation de la Constitution ».

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    La majorité présidentielle, de son côté, soutient que la démarche engagée respecte les mécanismes institutionnels prévus par la loi fondamentale et s’inscrit dans le cadre légal des réformes politiques possibles en RDC.

    Cette séquence politique intervient dans un contexte sociopolitique particulièrement sensible, marqué par des débats persistants autour de l’avenir institutionnel du pays, de l’équilibre des pouvoirs et des réformes constitutionnelles éventuelles.

    Le vote de cette loi organique pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase de confrontation politique entre majorité et opposition dans les prochaines semaines.

    Rédaction

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