Archives

    La cérémonie de remise et reprise entre le gouverneur militaire sortant de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, et son successeur, le général-major Kasongo Gaby, ouvre une nouvelle phase dans la gestion de la province.

    Au-delà du caractère protocolaire de cette transition, plusieurs dossiers suscitent l’attention de l’opinion publique et pourraient constituer des priorités pour la nouvelle administration. Parmi eux figurent la situation des finances provinciales, le projet de construction du nouveau bâtiment du gouvernorat et la gestion des véhicules acquis dans le cadre de la riposte contre Ebola.

    Les finances provinciales sous observation

    La question de la situation financière de la province figure parmi les principales préoccupations soulevées à l’occasion du changement de gouvernance.

    Des sources administratives évoquent des contraintes budgétaires auxquelles pourrait être confrontée la nouvelle équipe dirigeante. Toutefois, aucun état financier officiel n’a encore été rendu public pour permettre une évaluation précise de la situation au moment de la passation des pouvoirs.

    A lire aussi : 5 ans en Ituri : Luboya fait ses adieux et pose la première pierre du futur gouvernorat

    Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment qu’une communication détaillée de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI) sur les recettes mobilisées, les dépenses engagées et la situation de trésorerie contribuerait à renforcer la transparence et la confiance du public.

    Le projet du nouveau gouvernorat interroge

    Le lancement récent des travaux de construction d’un nouveau bâtiment destiné au gouvernorat de l’Ituri suscite également des interrogations.

    Annoncé quelques jours avant le départ du gouverneur sortant, ce projet d’infrastructure soulève des questions relatives à son financement, à la procédure d’attribution du marché et à son calendrier de réalisation.

    Plusieurs acteurs de la société civile plaident pour une communication officielle sur les caractéristiques techniques de l’ouvrage, le coût global du projet, les sources de financement mobilisées ainsi que les modalités de sélection de l’entreprise chargée des travaux.

    Pour certains analystes, un examen administratif du dossier par la nouvelle équipe dirigeante permettrait d’assurer la continuité du projet tout en garantissant le respect des procédures en vigueur.

    La question des véhicules de la riposte Ebola

    Un autre dossier qui alimente les débats concerne les véhicules acquis dans le cadre des opérations de lutte contre la maladie à virus Ebola.

    Selon plusieurs informations relayées dans l’opinion publique, quinze véhicules Toyota Land Cruiser auraient été acquis pour soutenir les activités de riposte. Des interrogations subsistent toutefois quant à leur répartition et à leur affectation effective.

    Surtout que de nouvelles zones de santé affectées par cette maladie à virus Ebola manquent « cruellement » de mobilité, limitant les efforts de la riposte. C’est le cas d’une alerte de la zone de santé de Nia-Nia, parvenue à buniaactualite.cd le dimanche 22 juin.

    À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été rendue publique concernant l’inventaire complet de ces véhicules, leur localisation ou les structures bénéficiaires.

    Face à ces préoccupations, plusieurs voix appellent à une clarification de la part des autorités compétentes afin de garantir la traçabilité des biens acquis grâce aux financements destinés à la lutte contre Ebola.

    Un enjeu de gouvernance et de redevabilité

    L’arrivée du général-major Kasongo Gaby à la tête de l’Ituri intervient dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance demeurent élevées.

    La gestion des finances publiques, le suivi des projets d’infrastructures et la transparence dans l’utilisation des ressources affectées à la riposte sanitaire constituent autant de dossiers susceptibles d’influencer la perception de l’action publique par la population.

    Pour plusieurs observateurs, la publication d’informations vérifiables sur ces différents dossiers permettrait d’éviter les spéculations et de renforcer la confiance entre les institutions provinciales et les citoyens.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!