La faiblesse du niveau d’anglais chez de nombreux élèves et étudiants est aujourd’hui un constat largement partagé. Beaucoup reconnaissent rencontrer d’importantes difficultés dans l’apprentissage de cette langue.
C’est dans cette perspective que la cheffe des travaux Nelly Tibigambwa, en tant que scientifique, a voulu comprendre les causes de cette situation. À travers son travail de recherche, elle s’est intéressée aux obstacles qui freinent l’apprentissage de l’anglais chez les élèves.
Selon elle, l’anglais constitue une langue essentielle qui permet de communiquer, de partager des expériences et de faciliter les échanges, notamment commerciaux. Pourtant, cette langue demeure l’une des moins maîtrisées par les élèves de troisième et quatrième années des humanités.
Les résultats de son mémoire de Master, défendu samedi 7 mars 2026 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, montrent que les principales failles se situent au niveau des méthodologies utilisées lors de la dispensation du cours.
Pendant les heures d’anglais, explique l’étude, de nombreux élèves assistent aux leçons sans réellement comprendre la matière. L’enseignant se retrouve alors dans une situation comparable à celle d’un pasteur prêchant dans le désert.
Pour améliorer la situation, la CT Nelly Tibigambwa propose l’utilisation de deux approches pédagogiques : la narratologie et la méthode TBLT (Task-Based Language Teaching), c’est-à-dire l’enseignement des langues basé sur les tâches.
La méthode TBLT est une approche d’apprentissage dans laquelle les élèves acquièrent la langue en réalisant des tâches concrètes proches de la vie réelle.
Comme à l’université où le système LMD place l’étudiant au centre de sa formation, ces méthodologies proposées visent également à placer l’élève au cœur de son apprentissage de la langue anglaise.
» Le résultat est que la matière que j’ai proposée aujourd’hui, contient des méthodologies d’enseignement que tout enseignants de l’école secondaire dans les classes terminales peut appliquer dans l’enseignement de la voix narrative » a-t-elle déclaré avec fierté.
Le but ultime de ce travail est de contribuer à relever le niveau d’anglais à l’école secondaire, aussi bien chez les enseignants que chez les apprenants.
» L’enseignant va puiser de notre méthode, en les appliquant, il va bien enseigner cette matière qui est toujours difficile à eux, parce qu’ils n’avaient pas la méthodologie. Et en les enseignant, les élèves vont en profiter afin de maximiser cette notion pour la vie future » a précisé la CT Nelly Tibigambwa.
Au regard de la profondeur de ce travail intitulé « Stratégies didactiques pour l’enseignement de la voix narrative et de la perspective aux élèves de troisième et quatrième années du secondaire : cas de l’œuvre de IMBOLO MBUE », le jury lui a accordé la mention grande distinction.
Il convient de rappeler que le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté avait déjà annoncé l’introduction d’une épreuve orale d’anglais dès l’édition 2026 de l’Examen d’État en République démocratique du Congo.
Dorcas Faya

