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    La problématique de la fiscalité en République démocratique du Congo a été largement débattue lors de la table ronde organisée samedi à Kinshasa entre le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et les jeunes. Les jeunes entrepreneurs ont interpellé le chef de l’État sur la pression fiscale jugée excessive, frein majeur à l’évolution de leurs activités.

    Au cours des échanges, les jeunes entrepreneurs ont dénoncé le poids des multiples taxes, parfois non identifiées, qui affectent gravement leurs investissements.

     « Quel mécanisme envisage le gouvernement pour l’évolution des jeunes entrepreneurs alors que le paiement de plusieurs taxes, des fois non identifiées, prend plus ou moins 60 % d’investissement, mettant ainsi l’entreprise en faillite ? », se sont-ils interrogés. 

    En réponse à cette préoccupation, le président Félix Tshisekedi a reconnu les difficultés liées à la gestion du système fiscal congolais, indiquant que certaines taxes ne devraient pas exister.

    Il a précisé que même lui est dépassé par la question fiscale et a annoncé son intention de suspendre certaines taxes jugées injustifiées.

    « Bien que le pays se développe grâce aux paiements de taxes, mais celle-ci ne doit pas mettre les entreprises en faillite », a précisé le chef de l’État.

    Le président a insisté sur l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement du pays. « Nous avons besoin de l’entrepreneuriat pour que le pays évolue », a-t-il ajouté.

    Reconnaissant la complexité de certaines décisions liées à la fiscalité, Félix Tshisekedi a toutefois promis des solutions concrètes aux jeunes entrepreneurs.

    « Nous devons donner de la chance aux jeunes entrepreneurs en les exonérant de quelques taxes pendant un temps », a dit le président.

    Selon lui, le climat des affaires en RDC connaîtra des améliorations dans les prochains mois.

    La question de la faible consommation des produits locaux a également été soulevée par les entrepreneurs. En réponse, le chef de l’État a pointé la responsabilité des autorités locales.

    Selon Félix Tshisekedi, le gouvernement provincial, les administrateurs et les chefs des entités territoriales décentralisées doivent valoriser les produits locaux en les achetant sur les marchés nationaux, car ils sont mieux placés pour le faire. « Le problème avec nous Congolais, nous donnons confiance aux produits étrangers », a dit le chef de l’État.

    Le président n’a pas cessé d’exhorter les Congolais à l’amour fraternel, soulignant que la consommation locale constitue une preuve de solidarité entre citoyens.

    Il a rappelé que les efforts des entrepreneurs permettent aujourd’hui à l’État de prendre en charge la gratuité de l’enseignement et de la maternité, appelant ainsi à l’amour de la patrie et à l’engagement collectif pour le développement de la nation.

     

    Rédaction

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