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    Face à la persistance des embouteillages qui paralysent la capitale, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a instruit son gouvernement d’étudier la possibilité de mobiliser les Forces armées de la RDC (FARDC) pour réguler la circulation. L’annonce a été faite vendredi lors du 59e Conseil des ministres.

    D’après le compte-rendu du Conseil lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le chef de l’État a interpellé son équipe sur ce phénomène devenu « insoutenable partout au pays ». Il a souligné la nécessité d’une action concertée et immédiate pour imposer l’ordre sur les routes.

    Le président Tshisekedi a d’abord donné des instructions au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, pour une évaluation approfondie. Le but est de dresser un « état des lieux précis sur la formation, l’équipement et les effectifs des agents de police spécialisés dans la circulation ». Il a également demandé d’assurer « sans délai leur renforcement tant sur le plan qualitatif que quantitatif. »

    Cependant, la mesure la plus marquante réside dans l’éventuelle implication des militaires. Selon Patrick Muyaya, « en concertation avec le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, il sera examiné la possibilité de mobiliser certaines unités des forces armées en appui à la police afin d’imposer discipline et rigueur, notamment aux grands carrefours et sur les axes stratégiques. »

    L’idée d’une intervention militaire pour la régulation routière est une première en RDC et montre la gravité que le gouvernement attribue à ce problème. La gestion du trafic à Kinshasa est depuis longtemps un défi majeur, les embouteillages causant d’importantes pertes de temps et des répercussions économiques. La présence des militaires sur les axes routiers pourrait apporter une solution radicale à ce problème chronique.

    Ce nouvel effort présidentiel vise à mettre fin au chaos routier et à imposer une discipline plus stricte, en utilisant les moyens les plus robustes de l’État pour garantir la fluidité du trafic. La décision finale dépendra des conclusions de l’étude demandée par le président, qui déterminera la faisabilité et la pertinence d’une telle mobilisation.

    Rédaction

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