L’opposant politique congolais Seth Kikuni a été interpellé ce samedi 18 octobre 2025 à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa, dès son arrivée par un vol régulier de la compagnie Kenya Airways. C’est ce que rapportent des membres de son entourage, qui dénoncent une arrestation « illégale et arbitraire ».
Selon les premiers témoignages, son passeport lui aurait été confisqué par la Direction générale de migration (DGM) avant que des agents se réclamant de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et de la DEMIAP ne l’emmènent vers une destination jusque-là inconnue.
Des collaborateurs présents à l’aéroport affirment avoir perdu tout contact avec lui depuis son interpellation.
Dans un communiqué publié peu après l’incident, le mouvement politique Piste pour l’Émergence, dont il est le leader, a crié au scandale. Son directeur de cabinet et porte-parole, Chadrack Kieleka Mukolo, a qualifié cette arrestation de « prise d’otage politique », dénonçant un acte d’intimidation flagrant contre un acteur politique engagé.
« Une parodie d’État de droit qui bafoue toutes les lois ! Le président Kikuni n’a commis aucune faute, aucun crime ! », peut-on lire dans le communiqué.
Le mouvement exige sa libération immédiate et inconditionnelle, et met en garde le pouvoir contre les conséquences de ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.
Jusqu’ici, aucune communication officielle n’a été faite par les services de sécurité ou les autorités compétentes sur les raisons de cette interpellation.
Seth Kikuni, candidat à l’élection présidentielle de 2018 et figure montante de l’opposition congolaise, revenait de Nairobi, capitale kényane, après quelques jours passés aux côtés d’autres acteurs politiques, dont l’ancien président Joseph Kabila, condamnés à mort par la justice congolaise. Là, ces acteurs politiques ont créé la plateforme « Sauvons le Congo » à l’issue d’un conclave tenu mardi et mercredi, qui a réuni les forces politiques et sociales de la RDC.
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