Archives

    La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda s’apprêtent à entériner un accord de paix majeur à Washington, visant à mettre un terme définitif à plus de 30 ans de conflit dans l’Est de la RDC.

    Cet accord, dont la portée politique et stratégique est jugée essentielle, a été précédé d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères et sera confirmé par les Chefs d’État.

    Tina Salama, porte-parole du Président congolais Félix Tshisekedi, a tenu un briefing avec la presse à Washington mercredi pour éclaircir les objectifs et la nature de cet accord essentiel. Le point de presse a été conjointement animé avec le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

    La porte-parole a souligné que cet accord constituait un « paquet cohérent » articulé autour de trois objectifs fondamentaux pour l’avenir de la RDC :

    Mettre fin au cycle de violence : L’objectif principal est de rompre avec la guerre qui sévit dans l’Est du pays depuis trois décennies.

    Reprise du Contrôle Territorial : L’accord vise à resserrer pleinement la souveraineté nationale et à reprendre le contrôle territorial complet de la RDC, incluant l’intégralité de ses ressources naturelles.

    Prospérité Durable et Transformation Locale : Il s’agit d’engager la RDC sur la voie d’une prospérité durable, fondée sur une paix vigilante et, de manière significative, sur la transformation locale des ressources congolaises pour qu’elles bénéficient directement aux Congolais. « Pour le Président Tshisekedi, cette prospérité doit être ressentie par les Congolais, » a insisté Tina Salama.

    Pas un « accord minerais contre la Paix »

    Face aux spéculations, Tina Salama a fermement démenti que cet accord puisse impliquer un « bradage des minerais congolais » ou une transformation de la RDC en « protectorat déguisé ou partage du territoire » avec une puissance étrangère.

    A lire aussi : L’accord de paix RDC-Rwanda « ne prend pas en compte les causes profondes de la crise » (Mgr Nshole)

    Elle a tenu à clarifier la dimension économique de l’entente :

    « Ce n’est pas un accord minerais contre la paix, mais la sécurisation des minerais pour priver à la guerre de bénéficier des financements provenant des minerais, » a-t-elle expliqué.

    L’objectif est donc d’assécher les sources de financement illicite des groupes armés, souvent alimentées par l’exploitation illégale des minerais, en instaurant un cadre de sécurité et de traçabilité pour ces ressources. L’orientation stratégique qui en découlera mettra l’accent sur la paix et la transformation locale pour garantir que les richesses congolaises profitent désormais aux citoyens.

    Cependant, dès la première phase de cette signature, plusieurs voix se sont levées en RDC pour dénoncer le bradage des minerais congolais par Trump, président américain contre la paix. Une version que les autorités congolaises ont toujours rejeté.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!