Le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme a tiré la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la situation des droits humains en République démocratique du Congo. 2 767 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées par cette agence sur l’ensemble de la RDC, avec une hausse de 11 % par rapport aux derniers semestres de l’année 2024.
Selon le BCNUDH, l’est du pays, notamment l’Ituri, demeure la zone la plus touchée. 86 %, soit 2 378 cas y ont été recensés. Il s’agit principalement des trois provinces en proie aux conflits armés : Ituri, Nord et Sud-Kivu.
En termes de victimes, le nombre est passé de 7 705 à 8 635, soit 12 % de plus. L’augmentation est due essentiellement à l’activisme des groupes armés dont Codeco et ADF en Ituri.
En Ituri, les cas de ces violations s’accroissent malgré les efforts concertés pour la fin des hostilités. Les exactions des nouveaux groupes armés actifs ont contribué à augmenter le nombre par rapport à la même période de l’année précédente, selon le bureau.
« Le BCNUDH a documenté 416 violations et atteintes aux droits de l’homme ainsi que des violations du droit international humanitaire dans la province de l’Ituri, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 21 pour cent par rapport à la même période l’année précédente, avec 342 violations et atteintes », peut-on lire dans ce rapport.
Le mouvement terroriste ougandais MTN/ISCAP (ADF) de son côté est cité comme responsable des 198 atteintes aux droits de l’homme dans les provinces en Ituri et au Nord-Kivu avec 1 071 victimes.
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Le BCNUDH, dans son rapport, insiste aussi sur la dégradation de la situation sécuritaire, à cause notamment de l’activisme de l’AFC/M23 aux Kivu.
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