Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a appelé à l’arrestation de l’ancien président Joseph Kabila, à l’issue d’une marche organisée lundi en République démocratique du Congo.
Cette mobilisation visait à soutenir les sanctions prises par les États-Unis contre l’ex-chef de l’État. S’exprimant devant les manifestants, Augustin Kabuya a affirmé que cette démonstration de rue avait pour objectif de montrer l’adhésion populaire au pouvoir en place, conduit par le président Félix Tshisekedi, de surcroît aussi président dudit parti.
« Nous avons convoqué cette grande marche pacifique pour montrer au monde que les Congolais sont derrière le président Félix Tshisekedi et soutiennent les sanctions américaines contre Joseph Kabila. Les décisions prises par l’administration Trump sont salvatrices pour le peuple congolais. Nous demandons au président américain d’aller plus loin en ordonnant l’arrestation de Joseph Kabila », a déclaré Augustin Kabuya, cité par l’agence congolaise de presse.
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Cette prise de position marque un durcissement du discours politique au sein de la majorité au pouvoir, dans un contexte de tensions persistantes autour de la sécurité et des responsabilités dans l’est du pays.
Elle soulève également des questions juridiques et diplomatiques, notamment sur la portée réelle d’une telle demande adressée à une puissance étrangère concernant un ancien chef d’État congolais.
En toile de fond, cette sortie politique s’inscrit dans une bataille d’influence où s’entremêlent enjeux judiciaires, rivalités politiques internes et pressions internationales.
L’AFC-M23 occupe plusieurs grandes agglomérations dans l’est du pays, dont Goma et Bukavu depuis plusieurs mois. Une rébellion soutenue par le Rwanda. Joseph Kabila est accusé de soutenir aussi la même rébellion. Avant les sanctions américaines, il a déjà été condamné par la justice congolaise pour quasiment les mêmes faits infractionnels, sans pouvoir se présenter devant les juges.
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