Le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta, a exhorté les nouveaux magistrats de la République démocratique du Congo (RDC) à exercer leurs fonctions avec responsabilité, indépendance et intégrité, lors d’une intervention à l’Université protestante au Congo (UPC), à Kinshasa.
S’exprimant devant les auditeurs engagés dans le processus de formation des magistrats, Dieudonné Kamuleta a rappelé que leur nomination procède de la volonté du magistrat suprême et engage, au-delà de la loi, leur conscience et leur responsabilité envers la nation.
« La magistrature est une mission noble au service de l’intérêt général », a-t-il déclaré.
Au cœur de son message, le président du CSM a insisté sur les principes fondamentaux du procès équitable, pilier de l’État de droit en RDC. Il a cité notamment l’indépendance et l’impartialité du juge, la présomption d’innocence, le droit à la défense et au silence, l’obligation de motivation des décisions judiciaires ainsi que la célérité des procédures.
« La justice ne peut être rendue efficacement que si ces principes sont respectés sans compromis », a souligné Dieudonné Kamuleta, avant d’appeler les futurs magistrats à « résister aux pressions et à toute forme d’influence extérieure ».
Au-delà des considérations juridiques, le président du CSM a interpellé les magistrats sur la dimension morale de leur engagement. « Dans les actes que vous allez poser, Dieu sera-t-il content de vous ? Le magistrat suprême sera-t-il fier de vous ? La société sera-t-elle satisfaite ? », a-t-il lancé dans un message relayé par la cellule de communication de la cour constitutionnelle de la RDC.
Ce message intervient alors que la RDC s’apprête à intégrer une nouvelle promotion d’environ 5.000 magistrats, appelés à renforcer un système judiciaire confronté à de nombreux défis, notamment en matière de crédibilité, de lutte contre la corruption et d’accès à la justice.
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