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    Les établissements d’enseignement supérieur et universitaire de la République démocratique du Congo sont appelés à faciliter l’accueil des étudiants déplacés par l’insécurité dans l’Est du pays, notamment en leur évitant de payer une seconde fois les frais académiques déjà acquittés.

    Cette mesure figure dans la note circulaire n° 039 du 9 octobre 2026, signée par la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo.

    Selon ce document officiel consulté ce samedi 17 octobre 2026 par buniaactualite.cd, les étudiants contraints de quitter leurs établissements en raison de l’insécurité doivent pouvoir poursuivre leur formation dans d’autres institutions, sans être pénalisés par leur situation.

    Le ministère précise que les frais académiques déjà payés dans l’établissement d’origine devront être pris en compte dans l’établissement d’accueil, à condition qu’ils concernent la même période académique et soient dûment justifiés.

    Les pénalités et majorations directement liées aux déplacements forcés ou à l’interruption des activités académiques devront également être supprimées.

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    Pour faciliter ces démarches, chaque établissement est tenu de désigner un point focal chargé de recevoir les étudiants déplacés, d’examiner leurs dossiers et de coordonner leur accompagnement avec les services compétents.

    La perte de documents académiques pendant le déplacement ne devra pas entraîner le rejet automatique d’une demande d’inscription. Des vérifications complémentaires pourront être effectuées pour reconstituer les parcours académiques des concernés.

    Les mesures concernent également les enseignants et autres membres du personnel universitaire déplacés. Leur éventuelle participation aux activités d’enseignement, de recherche ou d’encadrement dans les établissements d’accueil sera examinée avec les autorités compétentes.

    Le ministère insiste par ailleurs sur la nécessité de prévenir toute discrimination, intimidation ou stigmatisation liée à la provenance des personnes déplacées.

    Un mécanisme d’appui à leur prise en charge est également en préparation, mais ses modalités et critères d’attribution restent à préciser.

    Les responsables des établissements disposent d’un délai de sept jours suivant la réception de la circulaire pour transmettre un premier rapport sur les personnes accueillies, les dispositions prises et les besoins identifiés.

    Ces directives interviennent dans un contexte où l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC perturbe le fonctionnement de plusieurs établissements universitaires et compromet la continuité des parcours académiques.

     

    Rédaction

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