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    Face à l’escalade inquiétante de la violence dans l’Est de la République Démocratique du Congo, les États-Unis ont exprimé leur profonde déception et leur indignation. Dans une déclaration ferme, Washington accuse directement le Rwanda d’être à l’origine de la déstabilisation actuelle et menace de prendre des mesures concrètes contre les responsables.

    Ces autorités américaines exigent le retrait immédiat des troupes rwandaises du sol congolais, accusant Kigali d’avoir planifié, financé et coordonné militairement les opérations du groupe rebelle AFC/M23. Selon Washington, le Rwanda aurait fourni au mouvement rebelle

    entre 5 000 et 7 000 soldats, des armes sophistiquées, des missiles sol-air, de la formation militaire, ainsi qu’un appui logistique massif.

    L’administration américaine condamne également l’offensive conjointe menée contre la ville d’Uvira par l’AFC/M23 et les forces rwandaises, ainsi que l’usage croissant de drones suicides et de tirs d’artillerie lourde, dont certains auraient même atteint le territoire burundais.

    Les États-Unis affirment qu’ils « utiliseront tous les outils à leur disposition pour tenir responsables les auteurs de ces actes », indiquant une possible série de sanctions diplomatiques, économiques ou individuelles contre les dirigeants impliqués.

    Cette prise de position marque un tournant dans l’attitude américaine, avec une pression accrue sur Kigali et un soutien indirect au gouvernement congolais dans sa lutte pour la souveraineté nationale.

    Moïse Mugisa

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