Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu ce lundi 29 décembre 2025 par le Chef d’état-major de l’armée congolaise, selon une source militaire relayée par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Cette mesure fait suite aux propos polémiques tenus samedi dernier par l’officier supérieur à l’encontre des femmes de la communauté tutsie. Le général Ekenge a insinué l’existence d’un prétendu stratagème démographique visant à pérenniser la « suprématie » de cette communauté à travers des naissances endogamiques.
A lire aussi : Guerre du M23 : les FARDC appellent à la mobilisation totale pour reprendre les territoires occupés
Ses déclarations, diffusées sur la chaîne nationale RTNC, ont suscité une vive indignation. Elles sont perçues comme discriminatoires et inquiétantes dans un contexte national où les tensions communautaires restent vives.
Sur le réseau social X, l’acteur politique André Claudel Lubaya a réagi en condamnant cette sortie :
« Dans le contexte congolais, marqué par des décennies de violences alimentées par la stigmatisation identitaire, de telles déclarations ne sont pas seulement irresponsables : elles sont dangereuses », a-t-il déclaré, ajoutant que « dans un État responsable, l’armée ne stigmatise pas : elle protège ».
Rédaction

