La situation sanitaire devient préoccupante à la prison centrale de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, où une pénurie de médicaments compromet sérieusement la prise en charge des détenus.
L’alerte a été lancée ce mercredi par le médecin de la structure pénitentiaire, à l’occasion de la visite du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, en mission officielle dans la ville.
« Actuellement à la prison centrale de Kisangani, nous sommes en rupture de stock. Si je me souviens bien, c’est depuis le mois d’octobre que nous avons acheté le dernier lot des médicaments. Et tout ce que vous voyez ici, c’est grâce au lobbying de notre directeur de prison », a déclaré le Dr Yvon Tshimanga.
Selon ce dernier, cette situation met en péril la santé des détenus, rendant difficile toute prise en charge médicale adéquate.
« Pour le moment, nous sommes en rupture totale et en difficulté de prendre tous les détenus en charge sur le plan sanitaire. Si le ministre peut nous assister, ça serait une bonne chose », a-t-il plaidé.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de 72 heures du ministre de la Justice à Kisangani. Au-delà de la question carcérale, cette mission vise notamment à impulser une justice de proximité et à accélérer la mise en œuvre du plan de redressement du FRIVAO (Fonds pour la réparation et indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC), a appris buniaactualite.cd des sources proches du ministère concerné.
A lire aussi : Tentative d’évasion dans une prison à Kisangani : six prisonniers tués par les forces de sécurité
Le ministre prévoit également des échanges avec les victimes en attente d’indemnisation, dans un contexte où les attentes sociales restent fortes.
Mais cette pénurie de médicaments dans un établissement pénitentiaire majeur met en lumière les défis persistants du système carcéral congolais, notamment en matière de santé, de financement et de conditions de détention.
Rédaction

