Des jeunes de la République démocratique du Congo ont interpellé le président Félix Antoine Tshisekedi sur le manque d’emplois, jugé « criant » à travers le pays. Cette interpellation a eu lieu lors d’un échange direct entre le chef de l’État et la jeunesse congolaise, organisé le samedi 13 décembre 2025 à Kinshasa.
Venus de plusieurs provinces, les jeunes ont profité de cette rencontre pour exposer leurs préoccupations et poser diverses questions au président de la République, notamment sur l’emploi et l’entrepreneuriat.
Parmi eux, Erchi Masamba, jeune licencié depuis 2018 et sans emploi, a formulé une suggestion majeure sur la mise en place d’un Fonds national pour l’accompagnement des jeunes (FONAJ). Selon lui, ce mécanisme permettrait d’aider les jeunes à financer leurs projets, souvent rejetés ou récupérés par certaines structures, au détriment de leurs concepteurs.
« Nous, qui venons des familles non réputées, bien que nous ayons des talents, nos projets ne sont pas pris en compte au niveau du gouvernement », a-t-il déploré.
Pour ce jeune, cette situation freine l’épanouissement de la jeunesse et aggrave le chômage, déjà très préoccupant dans le pays.
En réponse, le président Félix Tshisekedi a promis de réunir l’ensemble des acteurs impliqués dans la création d’emplois afin de réfléchir aux mécanismes pouvant faciliter l’accès des jeunes au travail.
« Je vais voir comment réunir tous les acteurs qui travaillent dans la création d’emplois pour simplifier les parcours de nos jeunes », a déclaré le chef de l’État.
Le président a précisé que cette rencontre, organisée dans le cadre du “Village d’opportunités”, vise justement à dialoguer avec la jeunesse afin de trouver des alternatives durables à son épanouissement.
« C’est l’État qui donne le travail, mais il faut aussi comprendre que l’emploi se trouve dans les petites et moyennes entreprises », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de l’entrepreneuriat.
Conscient du manque d’encadrement et d’orientation des jeunes, Félix Tshisekedi a également évoqué le déficit d’informations et l’absence d’une identification fiable de la population comme facteurs aggravants du chômage.
« Lorsque l’information fait défaut, des opportunités et même des fonds échappent au Trésor public parce que la population n’est pas bien identifiée », a-t-il souligné.
Pour y remédier, le chef de l’État a annoncé la mise en place de cartes d’identification pour tous les Congolais, du plus jeune au plus âgé, afin de permettre à l’État de mieux suivre l’évolution économique de chaque citoyen.
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