Le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a été au centre d’une réunion bilatérale tenue mardi 3 novembre 2026 à Kinshasa entre le gouvernement congolais et une délégation française. Les discussions ont particulièrement porté sur la prise en compte des besoins humanitaires des populations déplacées par les conflits armés.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, cette rencontre a été présidée par le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani.
La ministre d’État chargée des Affaires sociales, Ève Bazaiba, ainsi que plusieurs experts des questions sécuritaires ont également pris part aux échanges.
Les discussions ont notamment visé à harmoniser les positions de Kinshasa et de Paris sur les priorités à intégrer dans le prochain mandat de la mission onusienne, particulièrement en matière de protection et d’assistance aux populations affectées par les violences armées.
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Selon le ministère de l’Intérieur, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer la prise en compte des besoins humanitaires des personnes déplacées à la suite du conflit dans l’est de la RDC.
Cette concertation intervient alors que le mandat actuel de la MONUSCO, renouvelé par le Conseil de sécurité des Nations unies à travers la résolution 2808 du 19 décembre 2025, arrive à échéance le 20 décembre 2026.
Cette résolution fixe notamment comme priorités la protection des civils, l’appui aux efforts de paix et la stabilisation des institutions de l’État congolais. Elle prévoit également un soutien aux mécanismes de suivi et de vérification du cessez-le-feu dans l’est du pays.
Les discussions entre Kinshasa et Paris s’inscrivent ainsi dans les consultations diplomatiques précédant l’examen du renouvellement du mandat de la MONUSCO par le Conseil de sécurité.
Aucune décision sur les nouvelles modalités du mandat ni aucun engagement financier supplémentaire n’ont été annoncés à l’issue de cette réunion, selon les informations communiquées par le ministère de l’Intérieur.
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