Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accusé, mercredi, le Rwanda de mettre en péril l’accord de paix conclu récemment entre les deux pays sous le parrainage du président américain Donald Trump.
Ces accusations interviennent à la suite d’une offensive décrite comme « généralisée » sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la province du Sud-Kivu, selon un communiqué du ministère de la Communication et Médias consulté ce jeudi jour par buniaactualite.cd.
Dans ce document officiel, les autorités congolaises affirment que des unités des Forces de défense du Rwanda (RDF) seraient engagées dans plusieurs localités du Sud-Kivu.
Kinshasa dénonce une opération militaire menée en violation du cessez-le-feu et des engagements pris dans le cadre des récents accords de Washington et de Doha, signés sous médiation internationale.
Le gouvernement parle d’une « offensive généralisée » mettant directement en danger la mise en œuvre du processus de désescalade engagé ces derniers mois.
Le ministère de la Communication et Médias affirme que les RDF auraient utilisé des « armes tactiques », dont des drones kamikazes.
Selon le communiqué, ces engins auraient provoqué des pertes en vies humaines parmi les civils et causé d’importants dégâts matériels dans plusieurs zones proches de l’axe Kamanyola-Uvira.
« Ces attaques constituent une violation flagrante du cessez-le-feu, des engagements pris dans le cadre des récents accords de paix ainsi que des principes fondamentaux du droit international humanitaire », souligne le texte.
L’accord RDC-Rwanda, négocié sous parrainage du président Donald Trump, visait à instaurer une réduction progressive des hostilités dans l’Est congolais, où plusieurs groupes armés opèrent depuis des années.
Les accusations de Kinshasa, si elles se confirment, pourraient remettre en cause l’ensemble du processus, déjà fragilisé par les tensions persistantes dans le Nord et le Sud-Kivu.
À ce stade, aucune communication officielle du gouvernement rwandais n’avait encore été publiée en réponse aux accusations congolaises. La situation reste très tendue dans la région, alors que les opérations militaires continuent de provoquer des déplacements de populations et d’alourdir le bilan humanitaire.
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