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    L’organisation Journaliste En Danger (JED) a répertorié cent vingt quatre (124) cas d’atteinte à la liberté de la presse dans la période comprise entre le 02 novembre 2021 et le 02 novembre 2022 en République Démocratique du Congo.

    Ceci est contenu dans un rapport dénommé “Alerte et menace sur la liberté de la presse : lettre ouverte sur l’état des médias en RDC” publié ce mercredi à l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre les crimes commis à l’égard des journalistes.

    De ces 124 cas, on dénote des journalistes menacés, arrêtés, ceux agressés, des journalistes enlevés, un journaliste tué aux côtés de 17 radios ou émissions interdites.

    “Dans cette lettre ouverte sur l’état des médias en RDC, nous remarquons qu’il y a eu 124 cas d’atteinte à la liberté de la presse confirmés depuis le 02 novembre 2021. De 124 cas d’atteinte à la liberté de la presse, au moins 49 journalistes ont été menacés. Parmi ces journalistes menacés, il y a ceux du Nord-Kivu, ceux de l’Ituri, ceux du Sud-Kivu également. Il y a eu 37 journalistes arrêtés et 18 journalistes agressés. On a eu 17 radios ou émissions interdites, il y a 2 journalistes enlevés jusqu’à ce jour et, malheureusement, un journaliste a été tué” renseigne Tuver Wundi, coordonateur provincial de cette structure lors d’un échange avec les journalistes.

    Il indique qu’au-delà des avancées constatées dans certaines provinces, d’autres se sont enfoncées davantage dans la violation de la liberté de la presse. Parmi ces provinces, il cite l’ex Equateur, le Haut-Katanga, Haut-Uélé, le Kwilu, la Lomami, le Mai-Ndombe, le Maniema, le Sankuru, le Sud-Ubangi, le Tanganyika, la Tshuapa et le Nord-Kivu qui ont excellé dans les atteintes.

    Alors que les provinces du Sud-Kivu, Nord-Ubangi, Ituri, Kasai, Kasai central et Kinshasa ont enregistré de progrès importants dans le traitement des journalistes.

    À en croire Tuver Wundi, la province du Nord-Kivu fait figure de mauvais élève avec les cas les plus graves d’atteintes à la liberté de la presse.

    Parmi ceux qui entravent de plus en plus cette liberté, figurent les services étatiques qui s’approprient 41% de cas de violation, ensuite des personnes bien placées, la Police nationale congolaise occupe la troisième place, les groupes armés et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo sont également sur la liste.

    Face à la montée négative de la flèche, JED appelle à la cessation rapide des atteintes et abus à l’égard des médias et des journalistes, la révision de la loi 96 qui criminalise les délits de presse, la viabilisation des médias, la fin des arrestations arbitraires des journalistes, la fermeture injustifiée des médias, la dotation du pays d’une loi d’accès à l’information et la mise en place d’un mécanisme national et international d’alerte pour une bonne protection des journalistes en danger.

    Guerschom Abasi depuis Goma

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