Dans un rapport publié ce jeudi 30 mars, Human Rigths Watch renseigne avoir documenté, entre juin 2022 et mars 2023, au moins 300 morts dans les violences communautaires qui bousculent le territoire de Kwamouth, entité de Mai-Ndombe.
Pour cette organisation de défense des droits humains, l’Etat congolais doit véritablement jouer son rôle pour pouvoir limiter la progression de ces tensions communautaires dans la partie Ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).
“ Le gouvernement devrait traiter de toute urgence les litiges de longue date liés au pouvoir coutumier et aux droits fonciers afin d’éviter la récurrence de telles violences ”, indique ce document parvenu à buniaactualite.cd
“ Des villageois issus de communautés majoritairement Teke et Yaka, toutes deux impliquées dans un litige lié à une redevance coutumière et à l’accès à la terre, ont endommagé, détruit, pillé et brûlé des centaines de maisons ainsi que des écoles et des centres de santé. Certains membres des forces de sécurité congolaises déployées pour endiguer les violences auraient commis des exactions, notamment des exécutions extrajudiciaires, des pillages et des violences sexuelles ”, souligne le rapport.
Dénonçant la réaction timide de Kinshasa, cette organisation non gouvernementale pense qu’il est “ crucial de traduire en justice les responsables des violences meurtrières à Kwamouth et de répondre aux griefs sous-jacents ”.
Pendant que la crise de l’Est du pays peine à être maîtrisée, notamment avec les hostilités continuelles des groupes armés, la partie ouest de la République Démocratique du Congo est touchée ces derniers mois par les violences de Kwamouth qui font, d’une manière à une autre, de la RDC un des pays “ très instable ” sur le plan sécuritaire en Afrique.
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