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    Le commandement du secteur opérationnel Ituri a procédé, mardi 14 mai 2024, à la présentation au gouverneur de province de 7 militaires de l’armée régulière congolaise (FARDC). Énième activité similaire qu’abrite l’esplanade du cabinet du chef de l’exécutif provincial à Bunia, chef-lieu de la province.

    Ces éléments, engagés dans les opérations contre le M23 au Nord-Kivu, sont accusés de fuite devant l’ennemi. Ces « déserteurs », à l’image de 8 militaires dont 5 officiers des FARDC condamnés le 3 mai à Goma (à la peine capitale), risquent gros si les faits leur reprochés sont avérés à la justice.

    Ces militaires ont été arrêtés sur le sol de la province de l’Ituri voisine du Nord-Kivu où opère le M23 appuyé par le régime rwandais.

    Ituri, une menace à plusieurs noms

    La situation sécuritaire est préoccupante en Ituri, 3 ans après l’état de siège. Une cible avec plusieurs menaces. Mardi 12 mai, le commandement secteur a aussi présenté au gouverneur de province 9 civils, présumés collaborateurs des terroristes ADF.

    Ces civils, basés principalement dans le territoire d’Irumu, sont présumés « ravitailleurs et recruteurs » des ADF. À côté d’eux, un militaire et un civil poursuivis pour « vente d’armes » dans le 312e bataillon.

    « En Ituri, le degré de nuisance a fortement diminué, même s’ils existent encore. Voilà ces Congolais qui se font passer pour ADF…», révèle le lieutenant-général Luboya N’Kashama, gouverneur de province qui « félicite » les forces de défense et de sécurité pour le travail abattu.

    Ce que le patron de l’état de siège qualifie « d’une honte », c’est de voir des militaires FARDC et des policiers « vendeurs de chanvre ». Ils figurent dans les groupes présentés par la police. Parmi les vendeurs de chanvres, 4 femmes.

    Dans le lot de Abeli Mwangu Gérard, commandant urbain de la PNC, un gérant d’hôtel à Bunia retrouvé avec une arme et des munitions. Réputés de troubler la quiétude des habitants au chef-lieu de la province ces dernières semaines, les Ulor n’ont pas échappé aux opérations de bouclage de la police.

    Ces délinquants qui volent, blessent et « tuent parfois » ont été maîtrisés, les uns avec des chanvres, boissons prohibées, armes blanches (machette).

    L’autorité provinciale est bien au courant de cette menace : « Nous allons vous anéantir », promet-il. Plusieurs dizaines de présumés criminels ont été arrêtés et présentés au gouverneur de province depuis l’état de siège. Certains ont été fixés sur leur sort pendant que d’autres attendent encore.

    Verite Johnson

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