Une opération réussie de conservation a permis la réintégration de 32 perroquets gris du Congo dans leur milieu naturel à Dingi, un village situé à 45 km de Kindu, dans le territoire de Kailo (Maniema), au Centre-Est de la République démocratique du Congo.
Ces oiseaux, saisis récemment des mains de trafiquants illégaux, ont bénéficié de soins intensifs avant leur remise en liberté.
L’information a été confirmée ce mardi par la coordination provinciale de l’environnement, soulignant un coup d’arrêt important au trafic illégal d’espèces protégées dans la région.
Cette action s’inscrit dans le cadre du projet ambitieux de « Protection des Perroquets au Congo-Kinshasa (P3CK) ». Moïse Sefu, coordonnateur provincial ad interim du service de l’environnement au Maniema, a exprimé sa grande satisfaction quant au travail accompli.
« Dans le cadre de la mise en œuvre du projet P3CK, je suis très satisfait du travail abattu par la Fondation Lukulu. Aujourd’hui, nous venons de relâcher ou de réintégrer dans la nature, à Dingi, 32 perroquets gris saisis dernièrement aux mains des braconniers ou des trafiquants illégaux de ces espèces totalement protégées », a déclaré M. Sefu à la presse.
Il a rappelé que ces oiseaux sont la cible d’un trafic illicite qui sévit non seulement au Maniema, mais également sur l’ensemble du territoire national.
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La réintégration des perroquets gris d’Afrique (une espèce très prisée sur le marché noir international ) est intervenue après une période de récupération cruciale. Les oiseaux ont reçu des soins intensifs au centre de conservation des perroquets géré par la Fondation Lukulu à Dingi.
Ce passage en centre spécialisé était indispensable pour assurer leur survie et leur capacité à s’adapter de nouveau à la vie sauvage.
Cette initiative conjointe entre les services provinciaux de l’environnement et la Fondation Lukulu envoie un message fort aux réseaux de braconnage.
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