Clôture ce jeudi 18 décembre 2025, à Bunia du programme de formation en entrepreneuriat, inscrit dans le Projet d’autonomisation socio-économique et de renforcement du leadership des femmes avec la certification de 150 bénéficiaires de la deuxième cohorte, suivie de la présentation de leurs projets entrepreneuriaux.
Mis en œuvre avec le financement de l’Union Européenne via Enabel, dans le cadre du programme Unis pour l’égalité du Genre, ce projet intervient dans les provinces du Kasaï, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Il vise à renforcer l’autonomisation socio-économique des femmes, tout en contribuant à la lutte contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo.
La cérémonie de clôture s’est voulue plus qu’un simple événement protocolaire. Prenant la parole, le Directeur de la Caritas Bunia a souligné la portée symbolique et pratique de cette journée.
« Ce que nous scellons aujourd’hui n’est pas seulement la fin d’un parcours, mais l’ouverture d’une porte vers l’innovation et l’action », a-t-il déclaré, saluant la détermination et la résilience des bénéficiaires.
Durant trois mois de pré-incubation entrepreneuriale, les participantes ont été formées par le Centre Elikya, incubateur en arts et métiers. Elles ont acquis des compétences pratiques dans plusieurs domaines, notamment la coiffure, la soudure, l’art culinaire, la maroquinerie, la savonnerie et bien d’autres métiers porteurs. Cette formation a permis aux bénéficiaires de passer de l’idée à des projets concrets, pensés pour répondre aux réalités locales.
L’abbé, Directeur de la Caritas Bunia, a rappelé le sens profond de cette initiative :
« L’autonomisation n’est pas un privilège, c’est un droit. »
Un message qui résume l’esprit du programme et son engagement en faveur d’une société plus équitable.
De son côté, la représentante d’Enabel a insisté sur la dimension prospective du projet.
« Nous ne célébrons pas seulement la fin d’une formation, mais un nouveau départ. Un départ qui ouvre les horizons », a-t-elle affirmé avant d’encourager les bénéficiaires à croire en leur potentiel.
« Le savoir est une force, mais c’est votre engagement qui fera la différence. Vos compétences sont les clés pour transformer vos avenirs. Votre réussite fait notre fierté. »
À l’issue de ce parcours de pré-incubation, 23 entrepreneures jugées les plus prometteuses seront sélectionnées pour intégrer une phase d’incubation de six mois, destinée à consolider leurs projets et à favoriser la création d’emplois durables. Un processus similaire avait déjà été mené en septembre dernier, avec la certification de 150 bénéficiaires de la première cohorte, dont 22 avaient accédé à l’incubation.
Les responsables du Centre Elikya n’ont pas caché leur émotion face au chemin parcouru.
« C’est une journée de fierté, car nous avons vécu avec vous un véritable parcours de titan », a souligné son directeur.
« Hier, ces bénéficiaires étaient considérées comme une charge. Aujourd’hui, elles sont des actrices du développement. Elles sont dotées d’outils de créativité et prêtes à créer de l’emploi. »
Au-delà de l’entrepreneuriat, le programme a également permis de sensibiliser les participantes à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, renforçant ainsi leur leadership et leur rôle au sein de la communauté. La contribution de la Caritas dans ce processus a été jugée déterminante, tant sur le plan social que pédagogique.
La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de fierté collective et d’optimisme en présence de la représentante du gouverneur militaire.
Les bénéficiaires
certifiés repartent désormais avec des compétences, une vision et une responsabilité : celle de devenir des moteurs de changement, capables d’influencer positivement leur environnement et de bâtir une économie locale plus inclusive.
Verite Johnson

