Ensemble pour République sort de son silence face à la réquisition du ministère public, demandant la peine de mort contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila et son arrestation « immédiate ».
Le parti cher à l’opposant Moïse Katumbi regrette que la justice soit dorénavant utilisée comme « une arme de repression massive », visant à écarter « tous ceux qui refusent la pensée unique ».
Ensemble pour République dénonce cette procédure qu’il qualifie de « manoeuvre politique cynique » dans l’objectif de « réduire au silence un acteur majeur, à semer la terreur et à diviser un peuple déjà meurtri ».
Le parti voit en cette réquisition la «:dérive autoritaite » du pouvoir, marquée par de faux procès, persécutions, enlèvements, arrestations arbitraires, exils forcés, assassinats restés impunis.
« Aujourd’hui, c’est Joseph Kabila. Demain, ce sera chaque voix libre, chaque Congolais qui ose dire NON », s’inquiète Ensemble pour la République.
Ce Parti craint que cette dérive autoritaire n’ait des conséquences graves. Parmi, la radicalisation, qui conduira au chaos. Avec cette allure, « c’est condamner les processus de Doha et de Washington à l’échec », prévient Ensemble.
Ensemble pour la République appelle ainsi la société civile, les forces politiques et l’ensemble du peuple congolais aux côtés de partenaires internationaux, à dénoncer ce « simulacre de justice » afin de laisser place a un dialogue « inclusif » sous une médiation crédible.
Guerschom Mohammed

