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    Moïse Katumbi, candidat président au scrutin général du 20 décembre 2023 en RDC séjourne à Bunia, au chef-lieu de la province de l’Ituri depuis la soirée du mercredi 22 novembre 2023. Il est 18h45 quand l’autorité morale de l’Ensemble pour la République foule ses pieds à la tribune officielle de la ville où une foule l’attendait depuis l’avant-midi. De l’aéroport à ce lieu, il est escorté en pied, par une autre foule dont des militants de son parti.

    Des habitants auront patienté jusqu’au bout, malgré l’arrivée très tardive de leur candidat. Avec sa traditionnelle marque de chapeau, Moïse Katumbi est accompagné de Seth Kikuni, Franck Diongo et Matata Ponyo, d’autres candidats qui ont désisté en sa faveur. À leur côtés, des candidats députés membres de l’ensemble comme Gratien Iracan, Julie Adabay…

    « Je tenais à m’excuser pour vous avoir fait attendre si longtemps ». Katumbi s’excuse devant ses potentiels électeurs qui n’ont « jamais été fatigués malgré tout».

    Ciel couvert, projecteur allumé, il va tenir par la suite un discours d’une dizaine de minutes. Le social, la politique, la sécurité, l’infrastructure, le développement, rien n’échappe à Katumbi qui dévoile son programme de gouvernance, une fois élu.

    Pour y arriver, il semble se servir d’abord de ce qu’il appelle « échec du régime en place ». « Il y a-t-il des routes ici ?, À combien est le taux» s’interroge-t-il en rappelant des promesses des dirigeants.

    Les mensonges ont une fin. Dans notre pays, les promesses sont devenues comme le valium (diazépam). Plus besoin de s’endormir maintenant. Je suis le candidat N03 parce que je suis quelqu’un des actions ”, déclare l’ancien gouverneur de l’ancienne province de Katanga venu en sapeur pompier.

    « Quand ils vont venir, faisons recours au VAR »

    Numéro 3, ancien allié de Martin Fayulu, Katumbi invite les électeurs de l’Ituri à faire appel à l’assistance vidéo (VAR) pour rappeler les promesses des dirigeants. Pour lui, « à l’école de la présidence, on ne double pas. Tu ne peux pas échouer pendant 5 ans et solliciter un nouveau mandat ».

    Une fois élu, cet opposant veut revoir à la hausse la rémunération des militaires, policiers et enseignants au détriment des députés. Il estime que ces derniers sont trop mieux payés pendant que d’autres secteurs souffrent.

    « Un père ne pleurniche pas», il attend aussi en finir avec l’insécurité à l’Est pour la relance économique.

    Fonds spécial pour l’Ituri et le Nord-Kivu

    L’insécurité qui a perduré à l’Est de la RDC est une motivation de plus pour Moise Katumbi de prendre le pouvoir. Pour reconstruire l’Ituri et le Nord-Kivu, deux provinces qui subissent les affres de la guerre, il promet qu’il créera un fonds spécial à la hauteur de 5 milliards de dollars.

    “ Vous avez autant souffert, c’est votre moment de réjouir. Nous allons revoir à la baisse le salaire des députés. 21000 dollars terminé ! ”

    « Katumbi, n’est pas candidat de l’étranger », affirme cet opposant qui n’a oublié la question des tracasseries militaires.

    Même Mobutu, Kabila, n’ont pas fait 666 voyages en dehors du pays”, a-t-il déclaré avant d’accorder la parole à Matata Ponyo sur réclamation des participants au meeting.

    « Le grand sportif », le président de TP Mazembe promet aussi de construire des stades et des hôpitaux, une fois élu. « C’est ne pas une promesse mais c’est ma qualité ».

    Passant nuit à Bunia, Moïse Katumbi va s’envoler ce jeudi à Mahagi et Aru, deux territoires de l’Ituri avant de continuer sa campagne dans d’autres provinces du pays.

    Rédaction

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