Les Forces démocratiques alliées (ADF), actives principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, figurent désormais parmi les organisations les plus meurtrières affiliées au groupe État islamique (Daech). Dans son rapport final publié en juin 2026, le Groupe d’experts des Nations Unies estime qu’elles sont devenues le deuxième affilié le plus violent de Daech à l’échelle mondiale.
Cette conclusion s’appuie sur une analyse de leur expansion territoriale, de leur capacité de résilience et de la multiplication des attaques contre les populations civiles.
Les conclusions du dernier rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur la République démocratique du Congo consulté par buniaactualite.cd dressent un constat préoccupant concernant l’évolution des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon les experts mandatés par le Conseil de sécurité, les ADF sont devenues « le deuxième affilié le plus violent de l’État islamique (Daech) à l’échelle mondiale ». Malgré plusieurs années d’opérations militaires conjointes entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces de défense populaires de l’Ouganda (UPDF), le mouvement armé a poursuivi son expansion et maintenu une capacité d’action élevée contre les populations civiles.
Le rapport souligne que les ADF ont continué à mener des attaques systématiques contre les civils, caractérisées par des massacres, des enlèvements, des violences sexuelles et des destructions de villages. Les Nations Unies estiment que plus d’un millier de civils ont été tués par ce groupe au cours de l’année 2025, les femmes et les enfants figurant parmi les principales victimes.
Au-delà du bilan humain, les experts mettent en évidence une évolution de la stratégie militaire du mouvement. Les ADF ont consolidé leur présence dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, ainsi qu’à Irumu et Mambasa, en Ituri. Le rapport évoque également des indices d’une possible extension vers l’est de la province de la Tshopo, illustrant une capacité d’adaptation face à la pression militaire.
Cette résilience repose sur une organisation structurée articulée autour de camps permanents, d’unités mobiles et de réseaux logistiques permettant d’assurer le ravitaillement, les déplacements des combattants et l’approvisionnement en armes et en munitions. Les enquêteurs relèvent également l’existence de collaborateurs locaux, agissant parfois sous la contrainte, qui facilitent les activités du groupe.
Les experts des Nations Unies estiment enfin que les ADF ont démontré une remarquable capacité d’adaptation. À chaque offensive militaire, le groupe modifie son dispositif, se replie vers des zones moins contrôlées, puis reprend progressivement ses attaques contre les civils, compliquant les efforts de neutralisation engagés par les forces congolaises et ougandaises.
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