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    La société civile Forces vives de l’Ituri tire la sonnette d’alarme face à la dégradation continue de la sécurité dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo. Elle déplore une situation qui, selon elle, « décime le peuple Iturien » et présente un bilan alarmant des violences enregistrées entre le 27 juin et le 24 août 2025.

    Faisant référence à des récents épisodes de violences, Dieudonné Lossa, coordonnateur des la société civile, a indiqué :

    « 5 civils calcinés et 2 tués par armes à feu lors d’une attaque de CODECO à Gudda, le samedi 23 août dans la chefferie de Ndo Okebo, des maisons incendiées, suivies des pillages des biens des populations ».

    Selon ce leader de la société civile. Ce cas de tuerie et d’exactions des miliciens a causé un déplacement massif des populations vers des zones jugées sécurisées.

    « Il y a eu un déplacement massif, enfants, femmes et vieillards, de villages précités vers Bunia ou Katoto craignant pour leur sécurité, dépourvus de toute assistance humanitaire », s’inquiète-t-il.

    En outre, Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, n’est pas épargnée par l’insécurité qui frappe l’ensemble de la région. Tueries de civils par des individus non identifiés, tracasseries militaires et sabotages répétés de la propédeutique Saint Kizito en sont quelques illustrations, selon la société civile.

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    Selon le bilan provisoire dressé par la structure citoyenne, une centaine de civils ont été massacrés entre le 27 juin et le dimanche 24 août 2025. Un bilan humain auquel s’ajoutent d’autres dégâts matériels également alarmants.

    « 163 civils massacrés et 33 blessés, 31 femmes violées, aussi bien des vieilles femmes, 423 bêtes dont 103 vaches pillées, 181 maisons incendiées, 69 boutiques pillées… », sans oublier des lieux de culte ainsi que les objets liturgiques profanés, révélant ainsi la gravité de la situation dans une province sous état de siège depuis plus de quatre années.

    La société civile condamne les attaques perpétrées par des groupes armés en province de l’Ituri, les viols contre des femmes, l’incinération des civils.

    « Ce n’est pas normal tout ce qui se passe », insiste Dieudonné Lossa, qui exige des enquêtes mixtes, incluant le gouvernement congolais, le Parlement ainsi que les forces vives, dans l’objectif d’évaluer les dégâts et d’établir les responsabilités.

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    Rédaction

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