L’acteur politique Luc Malembe réagit à la menace de grève annoncée par les prestataires de santé engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri. Dans une déclaration rendue publique, il s’interroge sur le décalage entre les importants financements annoncés pour soutenir la lutte contre l’épidémie et les difficultés que disent rencontrer les équipes de première ligne.
Sa réaction intervient au lendemain de la déclaration des prestataires de santé, qui affirment ne pas avoir perçu leurs primes depuis la déclaration de la 17ᵉ épidémie d’Ebola, le 15 mai dernier. Ils ont annoncé leur intention d’observer une grève dans les prochaines 24 heures si leur situation n’est pas régularisée.
Pour appuyer son interrogation, Luc Malembe rappelle plusieurs annonces de financement faites ces dernières semaines. Il cite notamment les 50 millions de dollars annoncés par le gouvernement central, les 46 millions de dollars de la Banque mondiale destinés à appuyer la riposte en République démocratique du Congo, ainsi que d’autres montants mobilisés ou promis par différents partenaires internationaux.
Au regard de ces annonces, l’acteur politique dit ne pas comprendre pourquoi les hommes et les femmes engagés dans la riposte sont contraints, selon lui, de multiplier les déclarations publiques pour réclamer le paiement de leurs primes. Il s’inquiète également des conséquences que pourrait avoir une interruption des activités sur la prise en charge des patients admis dans les structures de soins.
Luc Malembe rappelle par ailleurs avoir, le 12 juin dernier, alerté le président de la République sur les difficultés financières et logistiques auxquelles seraient confrontées les équipes de riposte. Selon lui, les revendications exprimées ce dimanche par les prestataires viennent conforter les préoccupations qu’il avait alors soulevées.
Dans sa déclaration, il appelle les autorités compétentes à agir rapidement afin de régulariser la situation des équipes engagées contre Ebola. À défaut, prévient-il, cette 17ᵉ épidémie pourrait, selon lui, prendre une ampleur encore plus préoccupante pour le pays.
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