Le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a été une nouvelle fois endeuillé par une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF). Onze corps de civils ont été découverts après l’incursion du groupe armé dans la soirée du jeudi 18 septembre dans les localités de Sabu et Wese.
Ces deux agglomérations sont situées à environ 7 kilomètres à l’ouest de Mbau centre, dans le groupement Batangi-Mbau.
La triste nouvelle a été confirmée par la société civile du secteur de Beni-Mbau, qui a joué un rôle crucial dans le décompte des victimes. Sur les onze corps, sept ont été retrouvés à Sabu grâce à la mobilisation des jeunes du village et à l’assistance des services de sécurité.
Les quatre autres victimes ont été découvertes à Wese. L’identité des victimes et les circonstances exactes de leur mort n’ont pas encore été entièrement élucidées.
L’insécurité persistante dans le territoire de Beni
Cette nouvelle attaque illustre la vulnérabilité des populations civiles face aux incursions des ADF, malgré la présence des forces de sécurité.
Les assaillants ont opéré en toute impunité, semant la terreur et la mort dans ces communautés rurales qui vivent de l’agriculture.
La société civile locale lance un cri d’alarme et demande aux autorités de renforcer la sécurité dans la région. Les attaques des ADF, de plus en plus fréquentes, empêchent les habitants de vaquer librement à leurs occupations et les poussent à se déplacer, aggravant la crise humanitaire.
Les survivants et les familles des victimes sont en état de choc. Les communautés locales, déjà éprouvées par des années de violence, espèrent que des mesures concrètes seront prises pour mettre fin à ce cycle de massacres. Les corps des victimes ont été pris en charge pour les formalités d’inhumation, tandis que la population de Sabu et Wese reste sous le choc.
Rédaction

