Au moins quinze civils, dont deux femmes, ont été tués dans la nuit du vendredi au samedi 7 février lors d’une attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) à Mambimbi-Isigo, dans le groupement Bapakombe, secteur des Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Selon le responsable de la société civile du secteur des Bapere, plusieurs habitations ainsi que des biens matériels ont également été incendiés au cours de cette incursion armée.
Un rescapé ayant réussi à échapper aux assaillants évoque un bilan humain particulièrement lourd. Il affirme n’avoir pas été en mesure de compter le nombre de corps aperçus durant sa fuite, en raison de la violence de l’attaque et de la panique généralisée.
L’attaque intervient alors que la présence des combattants ADF était signalée depuis plusieurs jours dans cette partie du secteur des Bapere. Les violences ont provoqué des mouvements de déplacement de la population observés le samedi 7 février vers Njiapanda et d’autres localités jugées relativement plus sûres.
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Jusqu’aux heures vespérales du samedi, le village attaqué demeurait inaccessible, rendant impossible l’inhumation des victimes, indique encore la même source.
Cette nouvelle attaque survient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la province du Nord-Kivu, déjà fragilisée par la présence de groupes armés, notamment la rébellion de l’AFC/M23 dans d’autres zones de la province.
Dans un rapport publié le mardi 3 février 2026, la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu fait état d’au moins soixante-trois civils tués depuis le début de l’année dans les territoires de Beni et de Lubero, lors d’attaques attribuées aux rebelles présumés des ADF.
Le territoire de Lubero a enregistré plusieurs attaques depuis la seconde moitié de l’année 2025. La situation sécuritaire y est notamment aggravée par les difficultés d’accès aux réseaux de télécommunications. À chaque incursion, des civils sont tués, des maisons et des infrastructures de base incendiées, entraînant également des perturbations des activités scolaires.
Avec actualite.cd

