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    Une trentaine de jeunes creuseurs miniers auraient été tués et environ 150 autres personnes seraient portées disparues dans le carré minier de Rubaya, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu, selon un rapport de l’organisation Conscience féminine pour les droits et le développement (CFDD-RDC).

    Les faits auraient été documentés dans le cadre d’un monitoring réalisé entre mai et septembre 2026 dans cette importante zone d’exploitation minière actuellement sous contrôle de l’AFC/M23.

    Selon la CFDD-RDC, environ 30 jeunes creuseurs auraient été tués. Parmi eux, les corps de 12 jeunes ont été récupérés par leurs familles, tandis que d’autres dépouilles seraient enterrées dans des fosses communes à l’intérieur du périmètre minier.

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    L’organisation fait également état d’environ 150 cas de disparitions forcées présumées. Des familles auraient parcouru plusieurs sites du carré minier à la recherche de leurs proches sans parvenir à obtenir des informations sur leur sort.

    La CFDD-RDC affirme par ailleurs avoir recensé 112 femmes et filles victimes présumées de viols et d’autres formes de violences sexuelles. Elle évoque également la présence d’environ 254 mineurs dans des activités minières.

    Face à ces allégations, l’organisation demande l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin notamment de vérifier l’existence présumée de fosses communes, d’établir les circonstances des décès et disparitions et d’identifier les éventuels responsables.

    Ces nouvelles accusations interviennent quelques jours après la publication d’un rapport distinct d’Amnesty International consacré aux zones minières de Rubaya, au Nord-Kivu, et de Lomera, au Sud-Kivu.

    Dans ce rapport publié le 21 septembre, Amnesty International affirme avoir documenté des exécutions sommaires, des actes de torture et autres mauvais traitements, des détentions arbitraires, du travail forcé, des recrutements forcés ainsi que des pillages attribués à des combattants du M23.

    Amnesty indique notamment avoir documenté l’exécution sommaire de 18 mineurs artisanaux sur les deux sites étudiés. Ses recherches reposent notamment sur 26 entretiens avec des mineurs, des experts du secteur minier, des propriétaires de puits, des proches de victimes, des membres de la société civile et un professionnel de santé.

    Les chiffres avancés par la CFDD-RDC sur la trentaine de morts et les quelque 150 disparitions constituent toutefois les conclusions propres à cette organisation et nécessitent des investigations indépendantes pour en établir précisément l’ampleur, les circonstances et les responsabilités.

    Rédaction

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