Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, a annoncé mercredi 27 mai à Beni une série de nouvelles mesures destinées à renforcer la lutte contre la maladie à virus Ebola dans la province.
S’exprimant lors d’un point de presse, l’autorité provinciale a présenté les principales dispositions contenues dans un arrêté signé le même jour afin de limiter la propagation de l’épidémie dans les zones concernées.
Parmi les décisions annoncées figure l’interdiction de toutes les activités sportives sur l’ensemble du territoire provincial. Les autorités considèrent les rassemblements sportifs comme des espaces favorisant les contacts rapprochés et les risques de transmission.
Le gouverneur a également rendu obligatoire l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les lieux publics à forte fréquentation, notamment les marchés, les écoles, les églises et différents espaces communautaires.
Dans le secteur des transports, plusieurs mesures de restriction ont aussi été instaurées. Les conducteurs de taxis appelés localement « leoleo » devront désormais respecter strictement le nombre de places autorisées dans les véhicules. Les motocyclistes, pour leur part, ne sont plus autorisés à transporter plus d’un passager à la fois afin de réduire les contacts physiques prolongés.
Selon le général-major Somo Kakule Evariste, le Nord-Kivu comptabilise actuellement 11 cas confirmés d’Ebola, dont sept décès enregistrés jusqu’au mercredi 27 mai. Une évolution jugée préoccupante par les autorités provinciales, qui appellent à une mobilisation collective pour éviter une aggravation de la situation sanitaire.
Le gouverneur militaire a insisté sur la nécessité du respect des mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts à risque et la vigilance communautaire face aux symptômes suspects.
Pendant ce temps, les équipes sanitaires poursuivent les activités de sensibilisation, de surveillance épidémiologique et de prise en charge des cas dans les différentes zones affectées.
Cette nouvelle série de mesures intervient alors que plusieurs provinces de l’est de la République démocratique du Congo restent confrontées à la 17ᵉ épidémie d’Ebola liée à la souche Bundibugyo.
Rédaction

